La reconstruction du sein sans prothèse mammaire, c’est possible!

La reconstruction du sein sans prothèse mammaire, c’est possible!

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Le professeur Laurent Lantieri – celui-là même qui été le premier mondial à réaliser la première greffe totale du visage-, est aujourd’hui à la tête d’un service inédit de chirurgie reconstructrice et esthétique, à l’hôpital Georges Pompidou, à Paris.

Ce dernier a décidé de centrer cette structure sur la reconstruction mammaire. La technique de chirurgie réparatrice après un cancer du sein qu’il propose est encore méconnue et très peu utilisée en France.

L’opération permet un « d’une pierre, deux coups »: ablation du sein porteur de cellules cancéreuses et prélèvement direct de la peau et de la graisse du ventre pour reformer, reconstruire, le sein. Mais encore, contrairement à la reconstruction par implants mammaires, qui vieillissent ou se rompent, il n’y a pas besoin de réopérer.

Cette technique existe depuis 1995, mais le professeur Lantieri souhaite démocratiser cette pratique, et vise donc à former des équipes qui pourront opérer par la suite dans d’autres hôpitaux en province.

           Après un cancer du sein, les études montrent que seul 30% des femmes ont recours à la chirurgie réparatrice en France. A titre d’exemple, elles sont 60% à New-York. Tous les ans, 45 000 cancers du sein sont diagnostiqués, 15 000 ablations chirurgicale du sein – mastectomies -, et seulement 5 000 reconstructions mammaires sont faites.

Le professeur Lantieri précise qu’il y a environ 3% d’échec. Le principal risque est que la greffe ne prenne pas. Mais à l’analyse du rapport bénéfice / risque, cette opération reste très intéressante pour les patientes: Il est normal d’avoir une poitrine, et d’avoir envie d’avoir deux seins. « Il faut que les femmes fassent mieux que survivre à leur cancer. Les femmes n’ont pas besoin de faire le deuil de leur sein. »

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