L’Egypte à nouveau sur les rails ?

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egypte revolutionCeux-ci étaient ainsi présents en nombre la semaine dernière (du 13 au 15 mars) dans la célèbre station balnéaire de Sharm El Sheik, transformée pour l’occasion en très studieux centre de conférence, où près de 2000 délégués sont venus échanger opportunités d’investissement et, surtout, parapher le lancement de nouveaux projets. Aux côtés d’importantes délégations de chefs d’entreprises, la Conférence sur le développement économique de l’Egypte a rassemblé nombre de chefs d’Etat du monde arabe, des dirigeants des grandes institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, BAD, etc.) et quelques leaders politiques occidentaux (Michel Sapin, John Kerry, etc).

Christine Lagarde a ainsi profité de son discours pour déplorer la lourdeur de certaines procédures administratives dans en Egypte (soixante jours pour faire enregistrer une propriété), mais a surtout souligné « le grand pas dans la bonne direction » que représente la ratification par le Président égyptien Sissi d’un ensemble de lois sur les services publics et les investissements, préparé depuis plusieurs mois afin d’améliorer le climat des affaires et de créer de nouvelles opportunités d’investissement dans le pays.

Avec succès apparemment, car dès le premier jour de la conférence l’entreprise américaine General Electric a annoncé un investissement de 200 millions de dollars dans une usine à Suez. Encore plus conséquent, l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont déclaré vouloir investir conjointement environ 12 milliards dans le pays.

« Le fait est que l’Egypte est solide, l’Egypte est stable », a tenu à rappeler le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, estimant que « l’objectif est de 15 milliards d’investissement dans l’année, et je pense que c’est faisable ; ma famille fournira cette année 20% de ce montant, dans le secteur énergétique » : pari gagné donc, semble-t-il, pour Richard Attias & Associates, l’un des organisateurs de la conférence, mais pari gagnant surtout pour le Président Sissi, qui a su présenter sa vision pour le développement économique de son pays, ainsi que les réformes engagées. Un exemple ce qui peut être accompli lorsque pouvoir public et secteur privé travaillent main dans la main.

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