Chine : le business de la pollution

Chine : le business de la pollution

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C’est bien connu, il y a toujours quelqu’un pour qui les pires des situations profitent. La Chine, qui est le premier pollueur mondial représente une aubaine pour les fabricants de masques antipollution. Pour eux, l’avenir immédiat semble ne pas souffrir du brouillard de pollution, et reste largement ensoleillé.

La concentration de particules est dangereuse, car elle pénètre profondément dans les poumons, elle dépasse systématiquement le seuil maximal de 25 microgrammes/m3 recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A Shenyang (nord-est), elle a même dépassé 1400 en novembre.  Aucune ville n’a atteint les normes requises en 2015.  L’utilisation du charbon pour le chauffage, et la production d’électricité entretiennent cette pollution, qui cause des centaines de milliers de décès prématurés chaque année.

L’entreprise ASL a produit plus de 100 000 masques l’an dernier et compte bien doubler sa production en 2016. En Chine, le marché des masques antipollution représentait en 2015 près de 4 milliards de yuans (560 millions d’euros).

Zhang Wenchao, dont le père a racheté ASL dans les années 90, à l’époque où elle n’était qu’une entreprise déficitaire, dit avoir fait fortune. Pékin et plusieurs villes chinoises ont décrété cet hiver leurs premières « alertes rouges » au smog, ordonnant une circulation alternée et conseillant aux écoles de fermer. « En 24 heures, nous en avons vendu autant que tout le mois précédent« , déclare-t-il en brandissant sa dernière invention, un filtre à air nasal.

Tout ceci amène son lot de cupidité, la filière est gangrenée par les malversations. A Dadian, les médias locaux ont découvert que des matériaux de récupération étaient utilisés pour la fabrication de masques. Entreposés à côté de tas de fumier, ils servaient aussi de couchage aux chiens errants. Les douaniers de Shanghai ont saisi en décembre 120 000 masques contrefaits de la marque américaine 3M.

Crédit photo : mathieu dreo

 

 

 

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