Après l’A380, pourquoi pas l’aile volante ?

Après l’A380, pourquoi pas l’aile volante ?

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Airbus comme tous les autres, cherchent le concept qui pourrait prendre la suite de ses réalisations actuelles. A ce jeu-là, le futur de l’A380 se dessinerait sous la forme d’une aile volante. Dans le domaine primordial pour les grands constructeurs aéronautiques que constitue le transport aérien de masse, la concurrence est rude, et il faut anticiper sans se tromper de direction.  L’ONERA, le centre français de recherches aérospatiales, travaille sur le concept d’une aile volante à l’horizon 2050 sous le regard attentif d’Airbus.

Il semblerait en effet, que nous soyons au bout de la configuration classique dite « tube-and-wings », sur laquelle reposent tous les avions depuis le Boeing 707 à la fin des années 50. Tous les spécialistes s’accordent pour dire, que seules de nouvelles configurations permettront de passer de nouvelles étapes technologiques dans ce domaine. Et parmi les nouvelles architectures évoquées, le concept d’aile volante suscite un intérêt certain, notamment pour le transport de masse.

En France, après des premières études réalisées en 2013, l’ONERA est allée plus loin, et a lancé un projet de recherche d’une durée de 4 ans concernant un concept d’aile volante, capable de transporter près de 400 passagers sur une distance de 8 000 miles nautiques à une vitesse de mach 0,85.  Le tout avec une taille et une forme respectant un carré de 80m² (comme pour l’A380) cela permet une accessibilité immédiates en evitant des modifications des infrastructures aéroportuaires. Airbus garde un œil très attentif à ces travaux notamment pour tout ce qui touche les domaines des formules aérodynamiques et de motorisation.

Bien sûr, on est loin d’une simple évolution, il s’agit bien d’un nouveau concept qui sous-entend des recherches conjointes dans différents domaines, comme l’aérodynamique, propulsion, structure, contrôle, acoustique. Il faut étudier le renforcement de la structure pour assurer la pressurisation de l’avion, revoir la répartition de la propulsion pour accroître l’efficacité aérodynamique par exemple.

Toutes ces études demandent beaucoup d’argent et des investissements lourds, qui effraient les différents constructeurs concurrents, qui restent donc particulièrement prudents. Cela pourrait bien profiter à la Chine, qui étant de toute façon à la traine, pourrait tenter son va-tout et s’engager à fond avant tout le monde, et prendre ainsi le leadership sur les avions de demain.

Crédit photo : martinwren

 

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