« Suzanne » a emmené Léonard Cohen passer une nuit sans fin

« Suzanne » a emmené Léonard Cohen passer une nuit sans fin

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Alors, que Bob Dylan a reçu le prix Nobel de littérature « pour avoir créé de nouvelles expressions poétiques dans la grande tradition de la chanson américaine« . Un autre représentant de cette époque du folk contestataire s’en va, Léonard Cohen est mort, à l’âge de 82 ans. Le monde vient de perdre un artiste, un poète et un musicien au talent universellement reconnu.

« Suzanne l’a pris par la main pour passer une nuit sans fin » est-on plutôt tenté de croire. Comme il est de coutume, on se consolera en nous disant qu’il va nous rester, ses magnifiques chansons, empreintes de la même mélancolie que l’on ressent maintenant qu’il n’est plus là. Sa voix grave, tout juste murmurée, continuera à bercer nos soirées de « spleen », et viendra donner une dimension poétique à nos interrogations et nos hantises.

Léonard Cohen est né le 21 septembre 1934, dans une famille juive aisée de Montréal (Canada). Il se tourne rapidement vers l’écriture, et la poésie. Puis, il s’installe aux États-Unis et commence à chanter dans des festivals folks. Léonard Cohen, a composé certaines des chansons les plus représentatives et les plus envoûtantes des dernières décennies.

Son influence sur plusieurs générations a été importante avec dès 1967 « Suzanne » ou « So Long Marianne » qui traite le mal-être et le dépit amoureux. Deux ans plus tard, ce sera l’album « Songs from a room » considéré comme l’album classique de Léonard, comprenant The Partisans, le premier titre de Léonard chanté en français et « Bird on the Wire », l’un de ses plus grands succès, repris par de nombreux artistes comme Johnny Cash ou Joe Cocker.

En 1994, Léonard Cohen se retire dans un monastère bouddhiste, et en 1996, il est ordonné moine Zen, avec comme nom « Le Silencieux ». Depuis, 2008, on a pu assister à un retour sur scène à l’âge de 73 ans, dans une tournée mondiale.

C’est donc un artiste pas vraiment comme les autres, qui vient de disparaitre, un chanteur auteur, compositeur interprète complet allant de la musique folk à la pop en passant par le blues et l’électro. Il a donc obligatoirement inspiré, et influencé les autres. Plus de 1 500 titres du poète chanteur ont été repris par des artistes aussi divers, que Nina Simone, Johnny Cash, Willie Nelson, Joan Baez, Bob Dylan, Nick Cave, Peter Gabriel, Alain Bashung, Graeme Allwright, Suzanne Vega, sans oublier la version bouleversante  « d’Hallelujah » de Jeff Buckley.

En France, il se fera connaitre surtout grâce à sa réinterprétation de « La complainte du partisan », (dont la musique est signée Anna Marly, coautrice avec Maurice Druon et Joseph Kessel du Chant des partisans). Sa découverte devra beaucoup à Graeme Allwright, qui a traduit et interprété ses chansons en français.

Il ne reste maintenant, qu’à sobrement dire « So long, Léonard Cohen ».

Crédit photo : Gaët

 

 

 

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