Voile : Thomas Coville, un record et une arrivée triomphale à Brest

Voile : Thomas Coville, un record et une arrivée triomphale à Brest

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49.3, le chiffre si difficile à assumer pour Manuel Valls, est devenu une référence en matière de voile. 49 jours et trois heures, c’est maintenant le nouveau record du tour du monde en solitaire. Il vient d’être établi par Thomas Coville sur son maxi trimaran Sodebo. C’est un superbe cadeau de Noël que le navigateur s’est offert en franchissant la ligne d’arrivée virtuelle, au large d’Ouessant (Finistère), le jour de Noël à 16h57.
Avec ce temps, il écrase l’ancien record de 8 jours et 10 heures sur le temps de référence inscrit en 2008 par Francis Joyon (57 jours et 13 heures). Avec cette performance, l’ancien élève de « l’Amiral » Kersauzon réalise là, le 4e meilleur temps autour du monde, en équipage et en solitaire confondus. Quasiment aussi rapide que Groupama 3 sur lequel il avait remporté le trophée Jules Verne aux côtés de Franck Cammas (48 jours, 7 heures 44, minutes et 52 secondes).
Cette victoire, ne doit évidemment rien au hasard, elle est déjà le fruit d’une belle ténacité, puisque c’est la cinquième tentative de record pour le navigateur. Cependant, comme toujours dans ce type de réussite, c’est le fruit du travail d’une équipe autour du navigateur. Celle-ci s’est installée dans une maison louée pour le temps du record à Larmor-Plage. L’équipe à terre s’est relayée constamment pour dessiner et conseiller la meilleure trajectoire possible en fonction des différents paramètres. La complicité entre le routeur et le skipper a été prépondérante dans ce record.
Si l’équipe a bénéficié de conditions favorables au départ, la situation s’est vite dégradée au passage de l’Équateur. La remontée de l’Atlantique Sud n’a pas été, non plus de tout repos. Avec des systèmes météo particulièrement instables, il a fallu à Thomas Coville, toute son énergie et il a largement puisé dans ses ressources physiques et mentales pour maintenir la cadence. A quelques jours de l’arrivée, c’est même un cétacé qui a failli mettre fin à la réussite de l’entreprise, car celui-ci a failli percuter le trimaran.
Le marin de 48 ans, peut désormais savourer sa réussite. Il a fait une entrée dans la rade de Brest et a été salué par une foule immense dans le port de la cité bretonne après que sa femme et ses enfants soient montés à bord, pour le retrouver.
Les regards se tournent déjà vers François Gabart, qui va essayer à son tour de faire mieux l’hiver prochain avec « Macif » un trimaran géant dessiné et construit pour la course en solitaire.

Crédit photo : Noguchi Porter Novelli

 

 

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