Londres : une entreprise propose un congé « gueule de bois »

Londres : une entreprise propose un congé « gueule de bois »

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Alors que la France est en pleine négociation dans le cadre du Code du travail, voici une initiative assez insolite il faut bien l’avouer, et qui nous vient d’Outre-Manche. Une entreprise londonienne offre à ses salariés des jours de congé « gueule de bois ». 

Bien sûr, cette initiative correspond à un profil d’entreprise assez particulier. Il s’agit d’une société londonienne du secteur musical. Le problème des lendemains un peu difficile, est donc un peu plus conséquent que pour d’autres. C’est pour cela qu’elle a décidé d’offrir à ses salariés des jours de congé « gueule de bois », pour les aider à profiter de la vie nocturne à londonienne. La ville propose, une multitude de concerts et spectacles durant toute la nuit, ainsi que de très nombreux restaurants, pubs et boîtes. Certaines lignes de métro fonctionnent même la nuit pendant le week-end pour transporter notamment les fêtards.

Plus précisément, la firme Dice est spécialisée dans la vente de tickets de concerts sur smartphone, et elle est basée dans le quartier de Shoreditch. Il est donc important pour ses salariés de participer pleinement à la vie musicale londonienne. Le but étant d’être, plus au fait de ce qui se passe, multiplier les contacts, être présent sur le terrain, et ainsi compléter leur connaissance du métier. Vous avez bien compris, pour les salariés de cette entreprise, sortir et profiter de l’animation de la nuit est un plus.

Avec cette nouvelle disposition, inutile de tourner autour du pot, Dice explique « nos employés n’auront plus besoin de faire croire qu’ils ont attrapé un virus de 24 heures ou de feindre une voix malade, ils pourront tout simplement dire à leur chef ce qu’ils ont vraiment« . Tout est prévu, une émoticône « bière », « malade » ou « musique » peut être envoyée au responsable pour expliquer que la nuit a été un peu arrosée, et que ce n’est pas la peine de vous attendre. La firme accorde jusqu’à quatre jours par an dans ce contexte.

Cependant, la décision n’est pas simplement faite pour faire plaisir, elle est intéressée et repose sur des constatations simples. Hil Hutcheon, le fondateur et patron de Dice explique, « toute notre équipe a la musique dans le sang, et certains des plus gros contrats musicaux sont signés après un concert. Nous nous faisons confiance et voulons que tout le monde puisse dire franchement qu’il a profité d’un concert tard dans la nuit. Pas la peine de simuler une maladie« .

Bon d’accord, ce n’est pas forcément un exemple très moral à suivre, mais cela prouve que même dans le domaine de la réglementation du travail, il faut de l’adaptation.

Crédit photo : Natacha

 

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