Indépendance de la Catalogne : Madrid et Barcelone continue a se chauffer

Indépendance de la Catalogne : Madrid et Barcelone continue a se chauffer

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  Suivant le résultat du prochain référendum d’autodétermination prévu le 1er octobre, que Madrid veut interdire, il risque d’y avoir du remue-ménage. En effet, les indépendantistes catalans ont annoncé clairement qu’ils avaient l’intention de prendre le contrôle des frontières d’un éventuel nouvel État, la Catalogne. Rien que ça !
Vous l’aurez bien compris, ce scénario est inenvisageable par Madrid. D’ailleurs, pour la capitale espagnole, le référendum lui-même est de toute façon considéré comme anticonstitutionnel. Elle assure donc que ce référendum n’aura pas lieu.

Un véritable dialogue de sourds s’est donc institué entre les indépendantistes et les autorités espagnoles. La tension est montée d’un cran, suite au vote d’une loi organisant le référendum, et celle-ci a été adoptée de manière très médiatique et par l’ensemble du cabinet. Les indépendantistes veulent signifier une détermination, et une union sans faille face aux menaces de poursuites judiciaires qui pèsent sur ses membres.

Le vote a donné 72 votes pour et onze abstentions, car les élus opposés au scrutin ont refusé de voter, et ils ont quitté l’hémicycle, laissant derrière eux des drapeaux catalans et espagnols côte à côte. Dans une assemblée à moitié vide, les séparatistes ont alors repris en cœur l’hymne de la Catalogne.

Les Catalans vont donc déterminer si leur région de 7,5 millions d’habitants, et grand comme la Belgique doit devenir « un Etat indépendant sous forme de République ». Ce serait environ 20 % du PIB espagnol, qui chercherait à se séparer de l’Espagne, qui évidemment n’est pas d’accord. En cas de victoire du « oui », le texte prévoit l’élection d’une assemblée constituante, un référendum pour approuver la constitution qu’adoptera cette assemblée, suivi d’élections législatives.

Les séparatistes comme Lluis Corominas, chef du groupe parlementaire « Ensemble pour le Oui », la coalition séparatiste à la tête de l’exécutif régional catalan, préparent la suite et veulent « donner un cadre juridique à la période immédiatement postérieure » à une éventuelle victoire lors du référendum,

Par exemple, un texte permettant de pouvoir exercer le contrôle de ses frontières terrestres, maritimes et aériennes comme des douanes, doit être approuvé en septembre par le Parlement régional catalan. Le texte prévu par les séparatistes, qui ont la majorité au Parlement régional catalan, expose que « la Catalogne jouit des droits de souveraineté sur sa plateforme continentale et sa zone économique exclusive, soit le sol, le sous-sol et les eaux territoriales ».

Il reste, que pour l’instant, si l’on sort du cadre purement parlementaire, les Catalans de la rue restent particulièrement divisés sur la question de l’indépendance. En juin, 41,1% se disaient en faveur du divorce avec l’Espagne, et 49,4% contre, selon un sondage effectué pour le compte du gouvernement catalan.

Un vote non au référendum pourrait renvoyer tout le monde à la maison même si les séparatistes ont expliqué que dans ce cas-là, de nouvelles élections régionales seront organisées

L’Espagne va vivre un automne certainement très agité.

Crédit photo : Fabien1309

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