La faim dans le monde augmente d’après un rapport de L’ONU

La faim dans le monde augmente d’après un rapport de L’ONU

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Ce n’est pas un chiffre encourageant, que livre l’ONU dans un récent rapport. Selon celui-ci, le nombre de personnes souffrant de la faim est en augmentation depuis 2016. Les principales causes de cette augmentation sont d’après le rapport essentiellement les conflits. Cette augmentation de 38 millions de personnes en plus par rapport à 2015, met un coup d’arrêt à plus d’une décennie de baisse constante.

Pour l’ONU donc, il n’y a pas de mystère pour expliquer cette recrudescente de la faim dans le monde, et le rapport explique, « le nombre de conflits s’est accru au cours des 10 dernières années, en particulier dans des pays déjà en proie à une insécurité alimentaire marquée et la violence qui en découle touche en grande partie les zones rurales« .

Au niveau géographique, les zones les plus touchées sont sans grande surprise les pays d’Afrique et du Proche-Orient. L’instabilité politique et les conflits armés ont mené à des situations de crise alimentaire, car cela réduit les possibilités d’intervention et les recherches de solutions en cas de sécheresses ou d’autres phénomènes météorologiques.

Le nombre global de personnes souffrant de la faim dans le monde est estimé à 815 millions de personnes. Parmi eux, 489 millions vivent dans des pays touchés par des conflits, explique l’ONU. L’exemple flagrant étant le soudan, qui est régulièrement en guerre, et il est aussi régulièrement touché par la famine.

La situation tragique s’aggrave quand il concerne les enfants. A ce sujet, L’ONU s’est aperçu que 155 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance. L’organisation, tire l’alarme sur le futur de ces enfants en faisant remarquer des enchaînements implacables pour la suite. « Lorsque les enfants présentent un retard de croissance avant l’âge de 2 ans, ils sont exposés à un risque plus élevé de maladies et sont plus susceptibles que des enfants jouissant d’une alimentation adéquate de souffrir de déficiences cognitives et de difficultés d’apprentissage plus tard, durant leur enfance et leur adolescence« , explique le document. En février 2017, l’Unicef appelait à une réaction rapide après que le Fonds des Nations unies pour l’enfance ait dressé un bilan alarmant selon lequel 1,4 million d’enfants pourraient mourir de faim d’ici 2017.

Ce changement de tendance à la hausse, risque hélas de se maintenir. Clara Jarmart, d‘Oxfam France s’inquiète, car « malheureusement, cette inversion de la tendance risque de se confirmer dans les prochaines années, alors que, selon certaines analyses, le nombre de personnes risquant de souffrir de la faim augmentera de 10 % à 20 % d’ici 2050 en raison du changement climatique« .

Il est évident, que les objectifs affichés des engagements internationaux visant à éradiquer la faim d’ici 2030 apparaissent bien compromis. Il s’agit de casser un cercle vicieux bien connu. Les conflits entraînent la faim, qui elle-même est un puissant vecteur de conflits.

N’oublions pas que l’on réfléchit, et que l’on imagine un meilleur monde plus facilement le ventre plein.

 

Crédit photo : European Commission DG ECHO

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