Élections en Corse…et maintenant

Élections en Corse…et maintenant

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La large victoire de la liste nationaliste au premier tour des élections territoriales sur fond de Catalogne, a remis sur le tapis de nombreux scénarios concernant le futur de l’Île de beauté. Cependant, si la question de l’indépendance est selon l’aveu même des deux leaders de la liste triomphante de cette élection, n’est pas d’actualité, il va falloir se pencher sur les possibilités concrètes qui peuvent être mises en place.

Il s’agit de laisser un peu de côté, le romantisme et les grands élans afin d’utiliser de manière rationnelle et très pragmatique les effets des bons résultats de ces élections. Pour cela, il faut se tourner vers l’exécutif français, et voir ce qu’il pourrait éventuellement « lâcher ». Il ne faut pas oublier, que la France est l’État unitaire le moins décentralisé d’Europe. La France, est même passé de 22 à 13 régions essentiellement administratives pour que l’État soit fonctionnel. Tout cela rappelle que juridiquement, l’État peut se permettre de ne rien accorder de neuf. Il faut donc, pour les leaders Corses, agiter d’autres leviers de pression comme la communication, l’image et l’opinion publique.

La gestion de ce type de crise, pourrait pour le président français être une bonne occasion de monter à l’ensemble de l’Europe sa capacité à jouer un rôle essentiel dans un concert européen. Cela confirmerait sa position de leader de l’Union européenne, en proie à diverses montées régionalistes venues des Catalans, des Basques, des Écossais, des Gallois, et sans oublier les Flamands. Sa ligne de conduite viserait à donner plus de compétences aux régions pour éviter de donner plus d’autonomie.

La situation est inédite, elle met face à face des nationalistes nouvellement majoritaires, et un président relativement neuf. Il serait dommage pour les Corses de ne pas arriver à faire accepter des principes comme la co-officialisation de la langue, le statut de résident et peut-être même, l’amnistie pour les prisonniers politiques.

Ainsi, il se pourrait que des deux côtés, on puisse faire des concessions sans que cela ne passe pour des renoncements ou de la faiblesse, une condition indispensable pour avancer mutuellement.

Crédit photo : Christophe

 

 

 

 

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