Le pangolin est le mammifère le plus victime de trafic au monde

Le pangolin est le mammifère le plus victime de trafic au monde

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Aussi surprenant que cela puisse paraître, le mammifère le plus victime de trafic au monde est le pangolin, selon une étude de la WWF et du programme TRAFFIC. Malgré l’interdiction du commerce de pangolin, animal protégé par la Convention sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites), les captures du petit mammifère aux écailles très prisées se multiplient dans les forêts d’Asie et d’Afrique. Les trafiquants redoublent d’ingéniosité pour trouver de nouvelles techniques et de nouvelles routes pour échapper aux contrôles. 

Le pangolin est particulièrement prisé en Chine, qui est la destination la plus fréquente des grandes cargaisons contenant des écailles, car celles-ci contiennent de la kératine. Or, dans la médecine traditionnelle chinoise, la poudre que l’on obtient en écrasant ces écailles aurait de multiples vertus. C’est pour cela, qu’elle est proposée pour soigner une trentaine de maladies environ. Cela va des maux de tête, aux douleurs menstruelles, en passant par les saignements de nez, ou les pannes de virilité. Scientifiquement, il apparaît tout de même que rien n’est véritablement prouvé.

Pour son grand malheur, l’écaille de pangolin est aussi présente dans la culture africaine. Elle permettrait à une personne, la gardant avec elle d’éloigner le mauvais œil.

Toutes ces traditions, ne sont pas vraiment un danger pour les espèces quand elles restent locales, mais dès lors que certains décident d’en faire un commerce international, les choses prennent une importance fatale, et mettent en péril les espèces. Au moins 20 tonnes de pangolins sont saisies chaque année lors de trafics transfrontaliers, malgré l’interdiction du commerce de pangolin.

L’étude, a recensé 1 270 saisies transfrontalières de pangolins concernant 67 pays et territoires, dont certains n’abritent pas ces animaux. Les auteurs de l’étude expliquent, « cela illustre avec gravité les quantités phénoménales de pangolins victimes de trafics et la mobilité des trafiquants qui s’adaptent rapidement, probablement pour réagir aux initiatives des autorités ».

Crédit photo : shadowlily

 

 

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