« Doigt d’honneur » contre Trump, la personne porte plainte contre son licenciement

« Doigt d’honneur » contre Trump, la personne porte plainte contre son licenciement

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La célébrité sur les réseaux sociaux est souvent due, à peu de chose et les effets sont particulièrement éphémères. Par contre, certaines conséquences peuvent vous suivre et s’avèrent lourde à gérer. C’est ce qui arrive à Juli Briskman, une Américaine licenciée après avoir fait un doigt d’honneur au convoi automobile de Donald Trump. La photo a fait le tour du monde, a été très fortement « liké », mais visiblement pas par son ancien employeur.

C’est pour cela, que cette analyste marketing, poursuit en justice la société Akima. Elle vient de déposer une plainte pour violation de sa liberté d’expression. Il faut préciser, que la société Akima est une entreprise de construction et de logistique, qui travaille pour le gouvernement et l’armée des Etats-Unis. Elle a donc eu très peur des conséquences, que pouvait avoir la vue d’une de ses employées en train de faire « un doigt d’honneur » quand elle a été dépassée par le cortège de voitures du président américain, qui rentrait de l’un de ses clubs de golf situés non loin de la Maison Blanche.

Le cliché prit par Brendan Smialowski, un photographe, qui soit dit en passant, faisait partie du « pool » de la presse accréditée suivant le président, a été énormément partagé sur internet. De plus, Juli Briskman, dont on ne voit que le dos sur la photo, a affiché l’image comme photo de son profil sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

La société a licencié son employée en octobre 2017, et depuis Juli Briskman, se bat contre cette décision et ses conséquences. Elle porte son licenciement devant la justice, en signalant dans une assignation en justice, « la plaignante a choisi, sur son temps libre et en tant que citoyenne indépendante, d’exprimer sa désapprobation du président Trump en tendant son majeur« . Il est aussi précisé dans la plainte, « même si certains peuvent être en désaccord avec le message de la plaignante, et sa façon de l’exprimer, cette forme d’expression est au cœur du premier amendement (de la Constitution sur la liberté de parole) et de la Constitution de la Virginie ».

Un bon affrontement à l’américaine en perspective, liberté totale d’expression contre risque financier d’une entreprise, la liberté contre l’argent.

Crédit photo : Bip Hoo Compagny

 

 

 

 

 

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