L’hypersexualisation des enfants à nouveau dénoncée

L’hypersexualisation des enfants à nouveau dénoncée

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La sénatrice Chantal Jouanno (UMP) a remis un rapport à Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités, démontrant le phénomène d’hypersexualisation des enfants.

Peu de temps après que des écoles primaires et des collèges soient contraints de modifier leurs règlements pour éviter des fillettes en mini-jupes, talons et maquillée, c’est au tour du Gouvernement de se saisir de la question.

Le rapport de Chantal Jouanno n’est toutefois pas accueilli de la même manière par les parents : Tandis que la modification des quelques règlements avait fait lever une poignée de parents qui dénonçaient l’atteinte à leur liberté d’éducation ; l’annonce du rapport a eu l’effet inverse, et a été bien accueilli. « Les parents sont légitimement inquiets » en ce que « l’hypersexualisation participe au développement de conduites à risque », comme par exemple l’anorexie pré-pubère.

Le rapport de la sénatrice est sans appel : les petites filles ne sont pas des femmes, mais les conclusions montrent que le problème touche l’éducation, la consommation et les médias. La sénatrice affirme : « Le phénomène est de plus en plus présent ».

Un simple consensus avec les parents ne suffit pas, puisqu’ils sont généralement très conscients des risques d’habiller leurs filles en femmes. Le problème vient principalement du marketing et de la publicité, qui s’en servent pour faire consommer.

« La société dans son ensemble est hypersexualisée, dès le plus jeune âge on voit apparaître des stéréotypes très clivés garçons-filles, et il y a une puissance du marketing colossale pour rompre la barrière des âges et inciter à adopter des comportements d’adolescents ».

Le rapport propose une série de mesures, telle que l’interdiction de la promotion d’images sexualisées d’enfants. Chantal Jouanno précise que l’hypersexualisation des enfants renvoie « à la sexualisation de leurs expressions, postures ou codes vestimentaires, jugés trop précoces », notamment pour les petites filles.

Une mesure symbolique est envisagée : interdire qu’un enfant puisse être l’égérie d’une marque avant l’age de 16ans. La question est de savoir comment faire pour les marques qui vendent justement des produits pour enfant et bébé.

Une autre mesure est considérée, qui risque encore de faire lever quelques parents : l’interdiction des concours de mini-miss.

Enfin, le rapport compte sur la mise en place d’une ”charte de l’enfant”, qui énumère les principes de l’intérêt supérieur de l’enfant dans l’éducation, la consommation et les médias.

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