Les inconvénients d’une sortie du nucléaire

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En septembre dernier, se tenait la conférence environnementale au palais d’Iéna. Elle a permis de faire le point sur l’état de la transition énergétique promis par le candidat Hollande et notamment sur la promesse de réduction du nucléaire à 50% d’ici à 2050. Pourtant, quelques jours auparavant, un accablant rapport de l’Office Parlementaire de l’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) invitait à revenir sur cet objectif jugé trop « ambitieux »…

La politique énergétique de François Hollande contestée

La sortie du nucléaire représente un axe majeur de la transition énergétique de François Hollande.  Une des promesses de campagne consiste en effet à réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’énergie d’ici à 2025. Mais l’ambition semble un peu trop démesurée. Elle est d’ailleurs dénoncée par Nicolas Sarkozy qui s’indigne du sacrifice de l’industrie nucléaire, à laquelle la France « doit son indépendance énergétique », pour « le seul souci d’intérêt partisan ».

De plus, un rapport parlementaire pointe également la dangerosité d’une telle politique énergétique et les effets néfastes qu’elle pourrait avoir, notamment sur les ménages les plus défavorisés. En effet cette politique provoquerait un choc énergétique et une pression sur les prix en raison du coût des énergies renouvelables. Le rapport préconise plutôt un plan sur un siècle, en raison de la faiblesse des solutions alternatives et de la part importante occupée par la filière dans le mix énergétique.

L’exemple allemand de la sortie du nucléaire

Trois jours après la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel prévoit de débarrasser l’Allemagne du nucléaire. Toutefois le partenaire européen, en se précipitant dans une voie radicale de manière trop rapide, a favorisé le retour d’énergies polluantes. En effet, de nombreuses centrales au charbon sont rouvertes, fautes d’alternatives.

Dans son rapport publié mercredi, la Commission fédérale allemande sur les monopoles souhaite que les pouvoirs publics modifient en profondeur l’EEG (loi sur les énergies renouvelables), qui a été adoptée en 2000. En effet, le plan établit par l’Etat prévoit l’achat de l’électricité renouvelable à des coûts importants qui  pourraient miner le budget des contribuables.

Le retour des énergies de type combustible est cependant accepté par les écologistes allemands, trop contents de voir la détermination de la chancelière sur la question du nucléaire. Le ministre de l’écologie a également promis une part de 35% des énergies renouvelables dans la production d’ici 2020. Cela veut-il dire que les 65% restants seront assurés par des énergies fortement émettrices de CO2 ? Les enjeux ne sont pas les mêmes en France étant donné l’excellence du nucléaire français, soulignée par N. Sarkozy.

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