Jean-Yves Ollivier, missionnaire au service de la paix

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Après la sortie du documentaire Plot for Peace cet été, Jean-Yves Ollivier nous rapporte ses carnets de voyages dans son autobiographie, Ni vu ni connu. Plus célèbre sous le pseudonyme de « Monsieur Jacques », l’ami de Jacques Foccart et de Nelson Mandela nous raconte comment le cinquième continent est devenu le nouvel horizon de l’économie mondiale…

D’abord impliqué en Afrique pour des affaires commerciales, ce négociant en matières premières a été approché par l’équipe de Jacques Chirac lorsque ce dernier venait d’entrer à la mairie de Paris. En seulement quelques années, le Franco-algérien a gagné la confiance de l’héritier du gaullisme en assurant des missions, parfois périlleuses, comme des négociations secrètes entre des Etats traversés par les tensions de la guerre froide. L’homme de caractère discret n’a jamais revendiqué d’appartenance politique et a su mener l’action extérieure de la France avec un sens de l’Etat salué par Jacques Foccart, notamment en période de cohabitation.

Animé par l’envie d’aider son prochain, il est d’ailleurs le seul étranger à avoir reçu la décoration de l’Ordre de Bonne-Espérance des mains de son rescapé, Nelson Mandela. Si l’ensemble de son œuvre a contribué à pacifier l’Afrique australe, son rôle d’émissaire mis en scène dans le reportage de Carlos Agullo fut donc surtout décisif pour mettre fin au régime de l’apartheid. Très rapidement explique-t-il,  «  il était entendu que la libération de cet homme-symbole se confondrait avec la liberté de tous les Sud-Africains frappés de discrimination ».  Alors qu’il  est aujourd’hui en retrait des intrigues de palais, ses confessions nous replongent dans les premiers balbutiements de l’émergence africaine.

Iconoclaste à bien des égards, Jean-Yves Ollivier ne s’est jamais détourné de ses convictions, même lorsqu’il a fallu contourner la chape de plomb pesant sur des Etats asphyxiés par les sanctions internationales. A l’occasion de la sortie de son livre, il continue de critiquer la pratique de l’aide au développement en appelant au rassemblement de la société civile pour faire avancer le contient sur le sentier de la croissance et du développement humain. Optimiste, il cite en exemple le Congo pour la maturité de ses politiques publiques ; il rappelle ainsi qu’il « est le seul pays africain où les études – de la maternelle à l’université – sont entièrement gratuites. Il y existe une sécurité sociale. Les infrastructures médicales sont insuffisantes mais les soins sont pris en charge »…

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