Le racisme un problème majeur toujours actuel ?

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racismeAprès les élections européennes, les observateurs ne furent pas surpris de voir l’entrée des partis extrémistes au Parlement. La montée des forces réactionnaires est perceptible depuis longtemps mais son ampleur a tout de même marqué les esprits. Face à cette situation anxiogène, des personnalités médiatico-politiques ont souhaité  réagir : du ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier au global influenceur franco-marocain Richard Attias, en passant par l’homme de théâtre Philippe Torreton les voix du progrès se font entendre…

D’abord Frank-Walter Steinmeier s’est exprimé dans une tribune au journal Le Monde intitulée « ne tolérons pas les dérapages racistes au Parlement Européen ». Pour enrayer la montée de la violence verbale et symbolique au cœur des institutions démocratiques européennes, le responsable politique fait deux propositions. Dans son plaidoyer, il suggère notamment de créer une commission  spéciale afin de relever le « le défi que représentent la xénophobie, l’antisémitisme et l’extrémisme pour notre système européen de valeurs, et y apporter des réponses sans équivoque ». Ensuite, il demande « pour l’introduction, dans toute l’Europe, d’un seuil minimal pour entrer au Parlement européen ». Si l’idée semble bonne, elle entraînerait certaines dérives, en effet en France où ce seuil est appliqué, un parti républicain comme Debout la République qui obtient 4% des suffrages, ne dispose d’aucun représentant…

Pour lutter contre le racisme, peut-on ou doit-on vraiment opter pour des mesures qui restreignent la représentativité de nos démocraties et dénaturent la démocratie ? Si certains le pensent, c’est que l’actualité montre chaque jour que la théorie de l’inégalité des races s’exprime de plus en plus librement… Dernièrement, la polémique est venue de la coupe du monde de football où le présentateur Jean-Michel Larqué a choqué par ses propos; à l’antenne il déclarait ainsi, « c’est la première fois que je vois un blanc courir plus vite qu’un noir ». Pourtant, au cours de cette même compétition l’initiative Global Watch a aussi été relayée dans le Huffington Post par l’hommedes médias Richard Attias. En distribuant un carton rouge au racisme dans le sport, celui qui est aussi un passionné de sport a appuyé la déclaration de Christiane Taubira : « le temps n’est pas à l’ordinaire. Les propos d’exclusion et de racisme envahissent l’espace public. Nous n’avons ni le droit de laisser faire ni celui de ne pas comprendre ».

La femme politique de gauche défend très bien les valeurs de l’égalité et de la fraternité chères à la gauche. Toutefois, on peut quand même s’étonner que la question sociale soit de moins en moins présente dans l’action du gouvernement qui insiste davantage sur la compétitivité et la concurrence que sur la justice sociale… Même si la garde des Sceaux, Christiane Taubira, fait un peu figure d’exception dans les rangs de l’équipe de Manuel Valls, l’acteur Philippe Torreton profite du conflit avec les intermittents pour rappeler les multiples dimensions du combat contre les inégalités. Selon lui, « quand Gattaz oppose les bons travailleurs et les mauvais travailleurs, c’est du racisme social. Il dit que les intermittents profitent des allocations pour lesquelles les autres cotisent en travaillant. Remplacez intermittents par Arabes et vous verrez »… Encore aujourd’hui la question du racisme est donc plus que jamais posée, et il est plus que dangereux de vouloir l’instrumentaliser à des fins politiques…

Crédits photo : Nova-Quinn

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