Viols présumés : la Centrafrique envisage de poursuivre les militaires français concernés

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soldiers-197797_640_photo_shafmanLe ministre centrafricain de la Justice n’envisage pas de laisser passer l’affaire de viols présumés sur des mineurs à Bangui.
Si le gouvernement centrafricain n’avait pas réagi d’une manière officielle, ce mercredi, Aristide Sokambi, le ministre de la Justice de Centrafrique a affirmé que son pays engagerait des « poursuites contre les militaires français » impliqués dans l’affaire de viol sur mineurs de Bangui.  «Des poursuites vont être engagées (…) c’est quand même des actes très graves (…) J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas d’amalgame, ce n’est pas Sangaris, ce n’est pas la France. C’est des individus, c’est des militaires et c’est contre ceux-là que nous nous insurgeons », déclare-t-il.
Suite aux révélations du quotidien « The Guardian », le ministère de la Défense de France  a affirmé qu’il avait pris en considération «les témoignages d’enfants centrafricains accusant d’agressions sexuelles des militaires français de l’opération Sangaris». Recueillis par les personnels de l’ONU, les témoignages «retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d’enfants, sur le site de l’aéroport de M’Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014», au moment où le pays vivait encore l’affrontement entre les miliciens chrétiens anti-Balaka et le musulman de la Séléka. Beaucoup de civiles s’étaient réfugiées sur le site de l’aéroport de M’Poko.
Quatorze militaires français sont impliqués dans l’affaire. Ils sont déjà soumis aux règles de droit commun des civils. Si les faits sont justifiés, les militaires devront se présenter devant la cour d’assises et pourront écoper d’une peine de 20 ans de réclusion criminelle si le viol a été commis sur un enfant de moins de 15 ans.

crédit photo: shafman/Pixabay

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