Le “blues” perd son Roi

Le “blues” perd son Roi

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Difficile de dire qu’une légende est morte, alors on va plus sobrement regretter que B.B. King se soit éteint à l’âge de 89 ans et avec lui une source d’inspiration de nombreux artistes. Il est mort tranquillement dans son sommeil après une hospitalisation à Las Vegas pour des problèmes de déshydratation liés certainement a son diabète de type II qu’il traine depuis longtemps.

B.B.King, pour ceux qui sont amateurs de “guitars héros” c’est avant tout un nom que l’on retrouve entre parenthèses dessous le titre de la chanson magnifique que votre guitariste préféré vient de jouer. Plus tard, vous découvrez le personnage né en 1925 dans les plantations de coton des États du sud. Orphelin, il apprend la guitare avec son cousin aveugle qui va le protéger et lui apprendre la musique. Depuis les années 40, il joue du “blues” muni de sa guitare Gibson prénommée “Lucille”. Son style particulièrement racé et expressif est la référence pour des gens comme Eric Clapton, Georges Harrisson et même le groupe U2 avec qui il a collaboré en 1989. Le magazine Rolling Stone  en a fait son troisième guitariste de légende derrière Hendrix et Duane Allman. Il laisse en héritage  une cinquantaine d’albums et le souvenir d’un homme resté humble qui n’a pas hésité à jouer dans les prisons et à fonder avec un avocat une association pour les détenus en 1972.

Il a toujours défendu une image positive du bluesman loin des stéréotypes du type drogue, alcool, et violence des ghettos. Cela lui a valu d’être décoré de la “médaille présidentielle de la liberté” la plus haute distinction civile des États-Unis.

Crédit photo : Alain Maigre

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