Des outils d’avant les premiers hominidés viennent d’être découverts

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220px-Dmanisi_cranium_D2700_(A)_photo_GerbilDes découvertes nous ont permis de comprendre que nos ancêtres savaient fabriquer des outils en pierre, et ce bien avant que la naissance du représentant du genre Homo.
La nouvelle a été publiée dans la revue Nature. Les scientifiques auraient découvert des outils en pierre datant de plus de 3,3 millions d’années dans des zones désertiques à proximité du lac Turkana, au nord-ouest de Kenya. Parmi les objets découverts, il y avait surtout des objets tranchants qui auraient utilisé pour séparer la viande des carcasses d’animaux, mais il y avait également des marteaux rudimentaires qui ont été employés pour casser des noix.
Ces outils auraient été fabriqués à partir de roches volcaniques, qui sont 700 000 ans plus anciens que les outils découverts jusqu’ici et elles sont antérieurs de 500 000 ans aux restes fossilisés les plus anciens dévoilés du genre Homo.
L’espèce Homo sapiens est apparue pour la première fois il y a 200 000 ans. Les plus anciens du genre Homo ont vécu il y a près de 2,8 millions d’années.  C’est le géologue Chris Lepre, du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’université de Columbia qui avec daté les outils.
D’après les recherches de Jason Lewis, paléontologue au Turkana Basin Institute  de l’Université Stony Brook à New York, les outils appartiendraient à trois espèces différentes: le Kenyanthropus platyops (3,5 à 3,2 millions d’années), l’Australopithecus afarensis (4,1 à 3 millions d’années), ces deux espèces d’hominidés qui ont des très à la fois humaine et des traits simiesques, ou une autre espèce encore méconnue de la chaîne Homo.
En 1999, les chercheurs ont découvert un crâne de Kenyanthropus platyops près du site des fossiles. Le plus important était Lucy, une espèce d’Australopithecus afarensis qui a été découverte en Éthiopie en 1974.
« La transition entre l’utilisation exclusive d’outils naturels, comme le font les chimpanzés, et la création intentionnelle d’un outil particulier en pierre, représente une avancée dans la capacité cognitive de nos ancêtres », explique l’archéologue française Sonia Harmand du Turkana Basin Institute.

crédit photo: Gerbil/Wikipédia

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