Les « Républicains » sont-ils aussi obligés de se serrer la ceinture?

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Emmanuelle Savarit et Jean-François Copé_photo_UMPMême si l’UMP a changé de nom, il est toujours obligé de se serrer la ceinture pour réussir à se débarrasser de ses dizaines de millions d’euros provoqués par les factures de Bygmalion.
« Les banques sont satisfaites de comment on fonctionne », avait dit Frédéric Péchenard, directeur général de l’UMP. Il a fait état d’un remboursement de 5,5 millions d’euros effectué en mars.
En juillet, l’affaire Bygmalion a explosé suite à un audit demandé par le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin, et l’éviction de Jean-François Copé à la tête du parti a dévoilé près de 74,5 millions d’euros. L’affaire a entrainé un grand déballage entre les billets d’avion pour des uns, des abonnements téléphoniques exorbitants pour d’autres, ou encore des salaires controversés pour certains.  Des mesures économiques ont ensuite été mises en place, dont les renégociations des contrats télécoms ainsi que la réduction de frais de personnel. Concernant les rendez-vous avec les banques, « j’applique le calendrier », avait expliqué le trésorier du parti Daniel Fasquelle. Il a également dit que la dernière rencontre avec les créations était au mois d’avril.
Des « propositions » ont été faites pendant une « discussion ouverte » dont l’année 2017 où le parti devait effectuer un remboursement à hauteur de 27 millions d’euros, qui semble difficile. Une réponse des banques devrait être parvenue à l’UMP « avant l’été ».
« Il est vrai que la situation financière est préoccupante. Le seul moyen de redresser la situation est de gagner des élections nationales, donc la présidentielle et les législatives », a remarqué cette semaine un conseiller UMP. Deux scénarios possibles ont été proposés pour l’après 2017: terminer le remboursement sur 7 ans si l’UMP gagne les élections, et de 12 ans si le parti ne gagne pas.

crédit photo: UMP/flickr.com

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