Le lait, ce n’est pas toujours notre ami

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verre_de_milk_shake_photo_skeezeLe lait était toujours considéré comme un ami pour la vie, et on le donnait tous les matins aux enfants à l’école pour leur permettre d’avoir des os solides et en bonne santé. Mais aujourd’hui, le lait semble perdre la côte. Avec les intolérances, les allergies et ceux qui ne veulent pas en boire, le nombre de ceux qui boycottent le lait ne cesse d’augmenter. Est-il possible de boire du lait sans limites ou devrait-on le supprimer définitivement de notre alimentation ?
En France, près de 6 à 10% des adultes ont une intolérance au lactose. Leur organisme a du mal à sécréter de lactase, l’enzyme qui facilite la digestion du lait. L’intolérance entraine des ballonnements, des diarrhées et des douleurs abdominales.
L’allergie à la protéine de lait de vache  concerne près de 2 à 3% des enfants de moins d’un an. Elle est très dangereuse pour les enfants et peut provoquer des urticaires, des vomissements, des coliques  et dans certains cas, il est nécessaire de faire de l’éviction.
Il parait également que la consommation abusive du lait a un lien avec les risques de développement d’un cancer. Les informations sont cependant contradictoires. Certaines études affirment que la consommation importante de produits laitiers aide à lutter contre le cancer du côlon, mais d’autres estiment que la surconsommation de lait peut augmenter les risques de cancer de la prostate.
«Il faut penser en termes de bénéfices-risques», avait prévenu Thierry Souccar, journaliste scientifique qui a écrit Lait, mensonges et propagande*. «Le lait contient des accélérateurs de croissance. D’un côté, ceux-ci font grandir les enfants, mais de l’autre, ils ont aussi un rôle si des cellules cancéreuses sont présentes dans l’organisme, et augmentent les risques de développer un cancer agressif de la prostate ou encore des ovaires. Le corps n’a pas le temps de contrer la prolifération de la maladie», déclare-t-il. De plus, «une surconsommation de produits laitiers pourrait aussi être liée à des risques accrus de développer un diabète de type 1 et la maladie de Parkinson». Ces arguments peuvent suffire à convaincre les amateurs de fromage d’oublier tout produit issu du lait.
«Nous ne sommes pas faits pour consommer du lait en grande quantité. Si l’histoire de l’Homme se résumait en une année, on pourrait dire que le plateau de fromages a fait son apparition le soir du 31 décembre. 70% de la population mondiale se passe de lait sans avoir la moindre carence, notamment en Asie ou en Afrique», explique le journaliste scientifique, qui ajoute qu’«une alimentation variée permet d’assurer les apports en protéines, en calcium et en vitamines, sans carence».
«Il ne s’agit pas de bannir totalement le lait pour être en bonne santé, je ne suis pas un ayatollah! Mais il faut le consommer avec modération. Pas plus de deux produits laitiers par jour», affirme Thierry Souccar.

crédit photo: skeeze/pixabay

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