Les abeilles sud-africaines sont en voie de disparition

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honey-bee-photo-DomenicBlairL’Afrique du Sud risque elle aussi de voir disparaitre ses abeilles après les États-Unis et l’Europe, alors qu’elles sont indispensables pour les pollinisations de plus grandes espèces végétales.
Les ruches sont ravagées par une épidémie de loque américaine, une maladie causée par un germe. D’après Mike Allsopp, un agronome spécialiste des abeilles à Stellenbosch, cette épidémie est la première de l’histoire du pays.  “C’est exactement la même chose qui se passe partout dans le monde”, explique-t-il. Les abeilles tombent malades, car elles sont “stressées par les méthodes d’apiculture intensive, les pesticides et la pollution”, alors qu'”autrefois, elles étaient moins vulnérables”. Elles souffrent “de l’homme, des pressions et du stress que les humains leur imposent”.
Les experts ne cachent pas leur inquiétude sur la possible propagation de la maladie vers le nord pour toucher le reste du continent. “C’est une bombe à retardement. Toutes les ruches que j’ai examinées avec un cas de loque américaine sont mortes”, explique M. Allsopp.
La loque américaine infecte surtout le couvain qui inhibe la reproduction des ouvrières. Si une ruche est morte, les abeilles des autres ruches y viennent pour récolter le miel, or le miel est déjà contaminé et peut affecter leur ruche.
L’Amérique du Nord et l’Europe ont dû faire face à cette épidémie depuis des siècles. Les abeilles sud-africaines ont réussi à y résister avec l’existence d’une importante variété d’espèces d’abeilles locales, selon les scientifiques. Ainsi, cette contamination oblige l’irradiation des produits venant d’Afrique du Sud pour éviter la propagation de l’épidémie.
La bataille est assez rude: “la loque s’est répandue massivement ces cinq derniers mois (pendant l’été austral), elle a gagné dans l’ouest du pays un territoire de 500 km sur 400 où quasiment tous les ruchers sont infectés” avait déclaré Mike Allsopp.
“Elle progresse rapidement et je ne vois pas pourquoi elle s’arrêterait, à moins qu’une intervention humaine ne parvienne à la contrôler”, ajoute-t-il.

crédit photo: DomenicBlair/Pixabay

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