La Mutualité souhaite une « vraie généralisation » de la complémentaire santé

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photo_santé_La vie en veganLa Mutualité française pense bien défendre « la vraie généralisation de la complémentaire santé » et compte demander au gouvernement une baisse de fiscalité sur les mutuelles pour que les chômeurs et les retraités puissent y avoir accès facilement.

La Fédération réunissant près de 426 adhérents se réunira pendant trois jours pour son 41e congrès avec le ministre de la Santé Marison Touraine dès jeudi et de président de la République François Hollade le vendredi.

« Les salariés et leur famille bénéficient – via les contrats collectifs d’entreprise – d’aides fiscales et sociales qui atteignent 3,5 milliards d’euros » dont sont exclus « les chômeurs de longue durée et les retraités », avait estimé la Mutualité française.

Suffoqués par une « quadruple peine » (baisse de revenu, problèmes de santé plus fréquents, perte du cofinancement de leurs cotisations par leur employeur et des aides fiscales), les retraités sont obligés de faire face à un coût élevé de leur complémentaire, passant de « 283 à 998 euros par an, en moyenne », a déclaré la Mutualité. Les chômeurs de longue durée devront également faire face à une couverture de 2,4 fois plus chère que les salariés à raison de 665 euros.

Pour « lisser les tarifs », la Mutualité a demandé « une remise à plat de l’ensemble des dispositifs d’aide » à la complémentaire ainsi qu’une réforme de la fiscalité, pour plus d’équité au profit des contrats individuels ou plus « solidaires », « sans coût supplémentaire pour l’État ».

« Aujourd’hui, il existe huit voies d’accès différentes à la complémentaire (CMU-C, ACS, contrat collectif, contrat pour les travailleurs indépendants, etc.), et autant de modèles économiques et de taxation différents », avait déclaré le président de la Mutualité, Étienne Caniard, partisan d”une simplification » du système et d’une redistribution des aides fiscales.

La fédération estime que le taux de taxation des contrats a augmenté de 13,37% en 2012 contre 2,5% en 2008. Cette importante hausse pèse « en totalité sur les bénéficiaires de contrats individuels ».

Crédit Photo: La vie en vegan/flickr.com

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