Le PDG de Carrefour toujours en activité malgré ses soucis de santé

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Centrum_Handlowe_Warszawa_Wileńska_2015_photo_Adrian GrycukEst-il est important d’évoquer les problèmes de santé des patrons ou cela devrait être considéré comme sa vie privée? La question s’adresse également aux administrateurs d’un groupe s’ils doivent maintenir ou non leur place de PDG.
Le Conseil d’administration de Carrefour avait annoncé le renouvellement de contrat de « Georges Plassat dans ses fonctions de président-directeur général pour une durée de trois ans ». Quelques heures auparavant, Plassat avait indiqué devant l’Assemblée générale des actionnaires: « J’ai eu un petit coup de chaud sur le plan de ma santé dont je pense me remettre progressivement très bien. »
Problème de santé, petit coup de chaud, pourquoi esquiver la question alors le PDG de Carrefour  gère près de 381 000 salariés dans le monde avec 110 000 en France? La question est surtout de déterminer s’il remplit sa fonction de manière légitime. M. Plassat avait subi une opération chirurgicale en février après un problème cardio-vasculaire. L’alerte est alors très sérieuse.
Carrefour a permis à son PDG trois mois de convalescence et la direction provisoire de l’enseigne a été prise en charge par le secrétaire général, Jérôme Bédier et le directeur financier Pierre-Jean Sivignon. Malgré le dynamisme qu’il avait fait figure en mai, il sait très bien qu’il devrait ménager ses efforts, malgré le fait qu’il déborde beaucoup d’énergie et le plaisir qu’il prend dans son travail qui ne laissent apparaitre un doute sur ses capacités.
Mais, est-ce qu’un patron a-t-il le droit de se ménager? Oui, pour qu’il ait le recul nécessaire pour s’adonner à une réflexion stratégique. Plassat serait-il capable de se ménager? La réponse à cette question est incertaine surtout qu’il a pour principe qu’un « bon patron est celui qui sait s’entourer pour que le « boulot » soit fait par d’autres afin de se dégager du temps. Il a promis de ne pas trop s’impliquer dans les dossiers. Mais il va devoir diminuer le temps, un privilège qu’un bon patron devrait donner à ses collaborateurs. Il faut dire que les actionnaires et l’administration lui accordent une confiance légitime. Les décisions qu’il avait prises durant ces trois années ont toujours été les bons.

crédit photo: Adrian Grycuk

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