Il paraît qu’on peut produire de la morphine avec du sucre

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Henri_Joyeux_IMG_3274_photo_Rama lump-sugar-548647_640_photo_Humusak Quelques équipes de chercheurs viennent de publier les résultats de leur étude dans un article. Toutes les étapes de fabrication de la morphine et d’autres opiacés à partir de la levure de bière modifiée génétiquement y sont détaillées. Jeudi 25 juin, les chercheurs de l’Université de York au Royaume-Uni rajoutent le chaînon manquant pour la synthèse des antalgiques majeurs.
La morphine est un médicament de référence contre la douleur. Elle est produite à partir du latex du Pavot que l’on connait sous le nom d’opium qui a une vertu analgésique et sédative à cause des différents alcoïdes qu’elle contient, dont la morphine, la codéine et la thébaïne. Elle est très précieuse pour  la médecine même si jusque-là, le pavot n’a été considéré que comme toute production agricole soumise aux aléas de la nature.

C’est l’Allemand Friedrich Sertümer qui était à l’origine de la découverte et de l’isolement de la morphine vers 1804. Elle a été utilisée à l’origine sous forme buvable et c’est en XXIe siècle qu’elle a été admise sous forme injectable. Une convention sur le contrôle des opiacés et des narcotiques avait été mise en place vers le début du XXe siècle lors de la découverte de la toxicomanie. Cela a entrainé la diminution de l’utilisation de la morphine comme antalgique.
Mais avec les progrès médicaux de ces vingt-cinq dernières années, elle est de nouveau utilisée pour lutter contre la douleur, indiquant que son utilisation dans le cadre médical maîtrisé ne provoquerait pas de la dépendance.
La culture de l’opium est en général illégale surtout dans les pays comme l’Afghanistan, la Birmanie, le Laos et encore le Mexique. Mais il existe une infime production à petite échelle de production légale de l’opium pour des fins médicinales, puisque la morphine et d’autres opiacés sont produits à partir de Papaver somniferum, ou la France Pavot à oeillette.
Francopia, une filiale de Sanofi produit de façon légale de l’opium pour pas moins de 80 pays en s’approvisionnant auprès de 1.000 agriculteurs et chez plus de 30 organisations de filière agricole qui cultivent près de 12.000 hectares de pavot à oeillette. L’ensemble est surveillé par le ministère de l’Intérieur et des agences de sécurité sanitaire

crédit photo : Humusak

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