Enfants: plus il y a de microbes, moins ils ont de l’allergie

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autumn-165184_640_photo_PublicDomainPicturesNotre système immunitaire active moins de réactions inutiles quand notre organisme est occupé à combattre des agents infectieux.
L’amélioration du niveau d’hygiène a minimisé le contact des enfants avec les microbes, sauf que cela n’est par à cent pour cent bénéfique pour lui. Une enfant qui grandit dans un environnement aseptisé a plus de problèmes d’allergies ou de maladie auto-immunes que les autres.
Il paraît  qu’il y a un lien entre l’augmentation de la fréquence des maladies allergiques et la baisse d’indice de pathologies infectieuses dans les pays développés. Des chercheurs de l’Institut Pasteur ont expliqué le phénomène dans la revue Science du 9 juillet.
Beaucoup d’équipes de recherches s’intéressent de près à la théorie hygiéniste. D’après les chercheurs, les enfants qui ont vécu avec des animaux fermiers, et qui de ce fait sont plus exposés aux agents microbiens que les autres ont moins d’allergies. Au contraire, d’après les expériences qu’ils ont menées, les souris qui ont été traitées depuis leurs naissances avec des antibiotiques détruisant une partie de leur microbiote sont plus sensibles aux allergies.
Le microbiote est constitué près de cent mille milliards de bactéries qui vivent dans notre organisme.
Pour comprendre l’importance de la découverte, il faut savoir que notre organisme à différents types de réponses immunitaires. Les cellules qui se mobilisent en cas de présence de microbes sont ce que l’Institut Pasteur définit de type 3. Elles s’organisent pour tuer l’ennemi. « En revanche, lors d’une infection par des agents pathogènes de trop grande taille (des vers parasites, ou certains allergènes), ce sont les cellules immunitaires de type 2 qui interviennent pour expulser le pathogène ou créer une allergie », peut-on lire.
Les liens entre les deux qui n’ont pas encore été déterminés jusqu’à maintenant viennent d’être découverts par Gérard Eberl, le chef de l’unité micro-environnement d’immunité à l’Institut Pasteur. Il a réussi à  déterminer comment les microbes qui vivent en symbiose dans l’organisme travaillent avec le système immunitaire pour empêcher les réactions allergiques chez la souris. En d’autres termes, les cellules du type 3 interviennent directement sur les cellules type 2 en cas d’attaque de microbes afin de stopper leur action. Les chercheurs précisent que « les cellules de type 2 ne peuvent pas entreprendre de réactions immunitaires allergiques. Ces travaux révèlent donc que le microbiote régule indirectement les réponses immunitaires de type 2 par l’induction des cellules de type 3 ».

crédit photo: PublicDomainPictures

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