Tabac: pourquoi n’est-il pas facile d’arrêter?

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smoking-397599_640_photo_cherylholtSelon leurs chiffres de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, les ventes de cigarettes ont connu une hausse de 7% entre mars 2014 et mars 2015. Cette augmentation est due à plusieurs facteurs comme le markéting obsessionnel des cigarettiers envers les jeunes et les femmes, le retard du plan gouvernemental antitabac qui n’est pas encore été dévoilé, la crise économique accompagnée d’un sentiment d’anxiété.

Côté psychologique, la nicotine de la cigarette est transférée dans les sangs et arrive au cerveau. Une fois qu’elle se fixe sur les neurones, elle sécrète de la dopamine, un neurotransmetteur qui déclenche la sensation de plaisir. À chaque bouffée , le fumeur a une sensation de bien-être qui disparait quand il n’y a plus de nicotine dans l’organisme, de ce fait, le cerveau en redemande et la personne devient dépendante au tabac.

“Au niveau de la vie quotidienne, on peut dire que le climat d’anxiété, la crise économique, l’incertitude dans laquelle nos concitoyens sont… ce climat pourraient indirectement avoir fait monter des points d’appui, des points d’appel. Un climat social influence toujours les addictions”, avait dit Jean-Pierre Couteron, psychologue et président de Fédération Addiction.

“Le tabac n’est pas le produit le plus puissant au niveau pharmacologique, mais c’est un produit qui est facile. Donc même si on a commencé au dé normalisé, on ne l’a pas assez dénormalisé”, ajoute Jean-Pierre Couteron. “Et le tabac a encore cet avantage-là. Je crois que c’est une partie de la stratégie : continuer d’augmente les prix ; une partie de la stratégie du paquet neutre, avec le discours dissuasif sur le tabac a pour but de finir de déséquilibrer cette dernière image entre guillemets positive et rassurante du tabac.” Un scénario que les autorités sanitaires n’arrivent toujours à combatte.

crédit photo: cherylholt

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