Leroy Merlin, en jugement pour le décès d’un enfant dans l’un de ses magasins

Leroy Merlin, en jugement pour le décès d’un enfant dans l’un de ses magasins

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En 2011, un petit garçon de quatre ans et demi  était décédé dans un enfant Leroy Merlin à Valence suite à la chute de deux cartons. Le tribunal correctionnel de Valence tente de découvrir les raisons de ce tragique accident.
L’audience était surtout marquée par beaucoup d’émotion, dont celle de la famille de la victime. Le parquet de Valence avait demandé une condamnation et une amende de 225.000 euros contre Leroy Merlin, jugé en tant que personne morale pour “homicide involontaire par imprudence”. «Je ne voyais pas comment un magasin pouvait devenir dangereux pour la vie de mes enfants», a indiqué à la barre le père de famille, Matthieu Rannou. «On n’avait pas prévu l’imprévisible», avait déclaré auparavant, le directeur régional de l’enseigne, Yannick Lecoanet.
Le jour du drame, le 14 ma 2011, toute la famille était venue dans le magasin suite à l’achat d’une maison. Alors qu’elle se trouvait dans le secteur consacré au “rangement”, deux cartons d’étagères en kit de deux mètres qui pesaient près de 44,5 kilos chacun étaient sur le petit garçon.
Les témoins avaient décrit un “gros boum” puis le cri d’une mère. Le petit garçon était touché à la tête, il a été ramené à l’hôpital, mais a perdu la vie quelques jours plus tard.
L’accusation ainsi que la famille de la victime estiment que le drame était survenu à cause des règles qui gèrent la mise en rayon de ces produits dans le magasin. Les cartons étaient disposés verticalement dans un rayonnage métallique. Ils étaient les légèrement inclinés respectant les normes de mises en rayon de l’enseigne. Une chaîne, un «élément de sécurité qui n’est pas obligatoire, mais logique» d’après l’enseigne, devrait être accrochée, mais ce jour-là, ce n’était pas le cas.
«Si cette chaîne avait été mise en place, nous n’aurions pas la mort de cet enfant à juger», a déploré le procureur, Christiane Poli-Dauchelle. «On n’a pas prévu de système, de procédure, pour que cette chaîne de sécurité soit réinstallée de façon systématique. Ni signalisation particulière pour dire au client de replacer cette chaîne. C’est là qu’il y a la faute d’imprudence » a conduit la magistrate. «Le système de libre service sans qu’on ait la certitude absolue de dire qu’il faut replacer la chaîne de sécurité, c’est quelque chose qui est dangereux quand on connaît le je-m’en-foutisme de certaines personnes», a indiqué le procureur.

crédit photo: ΛΦΠ

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