Migrants: l’Union européenne veut y attribuer plus d’un milliard d’euros

Migrants: l’Union européenne veut y attribuer plus d’un milliard d’euros

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Il n’y avait que le premier ministre hongrois Viktor Orban et la chancelière Angela Merkel qui ont voulu ce sommet, qui a été décidé en urgence le 23 septembre dernier. Le sommet avait permis aux Européens de se réconcilier après les désaccords qui ont eu lieu lors du conseil des ministres de l’Intérieur provoquant un conflit entre quatre pays de l’Est et leurs partenaires concernant l’accueil de 120 000 réfugiés. La Hongrie, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie n’étaient pas en faveur du dispositif de répartition des réfugiés.

« Les tensions n’ont pas disparu, mais ne se sont pas manifestées, aucun pays n’a dit vouloir se dégager de ses obligations », a déclaré François Hollande. Selon les sources, Angela Merkel aurait eu un vif échange avec le M. Orban qui avait accusé l’impérialisme moral de la chancelière en l’accusant d’avoir fait appel aux dirigeants de l’Union européenne devant les populations qui fuyaient la guerre en Syrie.

Les dirigeants européens estiment que l’urgence réside désormais dans la manière de protéger les frontières extérieures de l’Union, afin de “contenir les flux des migrants”. « Il y a 8 millions de Syriens déplacés dans leur pays, 4 millions dans les pays voisins. Cela fait des millions de réfugiés potentiels susceptibles de gagner l’Europe, sans parler de l’Érythrée, de l’Afghanistan, etc. », avait indiqué Donald Tusk dans son préambule durant la réunion.

L’aide humanitaire proposé mercredi dernier a pour objectif de fixer les réfugiés à proximité de leur pays d’origine en leur offrant de meilleures conditions de vie. Les États-Membres ont pris l’engagement de débloquer au minimum 1 milliard d’euros d’aides aux pays de la Syrie. Ces fonds seront rapatriés aux agences des Nations Unies et au Programme alimentaire mondial. La Commission européenne estime que les agences humanitaires en aide aux réfugiés syriens n’ont reçu que 38% des fonds demandés.

En plus de ces fonds, les Européens envisagent également d’augmenter les moyens des agences de surveillance Frontex, devraient prendre en charge rapidement le retour des personnes n’ayant par reçu le droit d’asile. La commission avait également prévu 1,3 million d’euros supplémentaires puisé dans le budget de l’Union européenne pour aider l’agence de surveillance et le Bureau européen d’appui d’asile et l’Europol.

crédit photo: Vito Manzari

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