Qui est le public de la musique symphonique ?

Qui est le public de la musique symphonique ?

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Voilà une étude et des résultats à prendre avec des pincettes, mais qui peuvent éclairer sur la nature du public de musique symphonique. Cette étude a été menée sur la saison 2013-2014 (11 400 questionnaires et 125 entretiens individuels). Elle indique que l’âge moyen des spectateurs s’établit à 54,1 ans.

Le public des orchestres apparaît donc plutôt âgé, et issu des catégories socioprofessionnelles favorisées. L’étude révèle que c’est plus subtil qu’il n’y paraît, ainsi 48 % des spectateurs ne sont pas cadres ou assimilés. Sur ces 48 %, près d’un tiers a une profession intermédiaire, 7 % sont étudiants, 10 % sans emploi et 9 % ouvriers ou employés.

L’étude observe que plus le public est jeune, plus la part des catégories socioprofessionnelles supérieures est représentée. À l’inverse, les publics à la moyenne d’âge plus élevée présentent généralement une plus grande diversité sociale.

Concernant les motivations, elles se déclinent en cinq catégories. D’une part, les “mélomanes classiques” et passionnés (18,5 %),  les “mélomanes curieux” (15,7 %), à la pratique plus éclectique. Les “sociables” (29,6 %), attirés par le plaisir du partage. Enfin viennent les “profanes occasionnels” (15,3 %) attirés par la dimension spectaculaire d’un concert dans “un bel endroit ” et les “amateurs distanciés ” (20,9 %) qui ont saisi une opportunité. Pour 38 % du public, la salle est un facteur essentiel, contre 20,5 % pour les interprètes et seulement 12 % pour l’œuvre jouée.

Cette étude représente un instantané de la saison 2013-2014 et ne permet pas de tirer de conclusion sur une quelconque dynamique. L’Association Française des Orchestres (AFO) multiplie les recommandations sur l’utilisation de cette étude pour ne pas fournir des arguments aux élus tentés de réduire leur budget sous prétexte d’une réputation d’un public vieillissant, élitiste et fortuné. Ses résultats confortent plutôt sur la nécessité d’efforts en matière de sensibilisation des plus jeunes et de tous les publics.

Crédit photo : Jean-Pierre Dalbéra

 

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