Russie : la prière comme moyen de paiement

Russie : la prière comme moyen de paiement

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La Russie est devenue un pays capitaliste, où l’on peut dire que tout s’achète et tout se vend. La preuve,  un diocèse de l’Église orthodoxe russe s’est vu supprimer une partie de sa dette envers une société d’ingénierie locale en échange d’une promesse de prier pour ses responsables.

La nouvelle chaudière  pour le diocèse orthodoxe de Nijni Novgorod (Volga) a coûté la somme de 458 000 roubles (5 150 euros), or le diocèse n’a pu payer que la moitié de la somme. Qu’à cela ne tienne, après avoir porté plainte dans un premier temps, la société a accepté un accord à l’amiable, prévoyant, que pour l’autre moitié de la dette les autorités religieuses s’engagent à “prier pour la santé” du PDG et du responsable technique de la société, ainsi que pour “leur prospérité”. On ne parle pas de prières pour les employés.

L’accord a été validé par la justice, et la cour d’arbitrage de Nijni Novgorod a accepté cette décision qui créé tout de même, un précédent dans l’histoire de la justice contemporaine, souligne l’agence Interfax.

Quelques réactions se sont fait entendre comme celle de  Mark Feïguine l’un des avocats les plus connus de Moscou, “c’est absurde ! Comment peut-on compenser un dommage matériel par une chose non matérielle ?“. Si l’on se place sur un aspect plus moral et spirituel, on peut aussi se trouver choquer de donner une valeur marchande, et ainsi d’avilir et rabaisser la prière qui est une pratique sacrée et commune à de nombreuses religions. “Mais on est tellement habitué aujourd’hui en Russie à ce que les services religieux s’achètent, que les gens ne voient rien d’inconvenant dans le fait de payer une dette avec une prière” déclare Boris Falikov, chercheur et spécialiste des religions.

Crédit photo : Gonzo Bonzo

 

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