L’État au secours d’EDF

L’État au secours d’EDF

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EDF va mal, et même très mal, c’est pourquoi l’État français a décidé de renflouer l’entreprise à la hauteur de 3 milliards en prenant part à un projet d’augmentation de capital plus large de l’électricien. Pour EDF, ce n’est qu’une des nombreuses mesures pour renforcer sa situation financière, dans un contexte de forte baisse des prix de l’électricité en Europe.

Par cette action, le gouvernement envoie un message clair “l’État réaffirme ainsi sa confiance dans la direction de l’entreprise et l’ensemble de ses salariés pour assurer la réussite d’EDF dans le cadre d’un dialogue social de qualité”, bien sûr, cela ne se fait pas sans contre-partie. L’entreprise s’est engagée à diminuer ses charges opérationnelles d’un milliard d’euros en 2019 par rapport à 2015. Un objectif ambitieux qui va au-delà des 700 millions qu’il visait déjà en 2018.

Le géant de l’électricité va aussi donner un coup de ciseau dans les investissements prévus entre 2015 et 2018, et les réduire de 2 milliards d’euros. EDF va aussi céder pour 10 milliards d’euros d’actifs au cours de la période 2015-2020. Il s’agit pour l’électricien français, de céder totalement ou partiellement la gestion du réseau électrique haute tension, actuellement détenu à 100 % par EDF. Dans un même temps, il est prévu de se séparer des centrales électriques d’origine thermiques (fonctionnant au gaz, au fioul ou au charbon), situées hors de France, et de certaines “participations minoritaires”.

Le groupe a précisé que ces mesures visent à “lui permettre, face à ces conditions de marché défavorables, de poursuivre son développement stratégique” d’ici 2030.

Crédit photo :  SuriKta

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