La cuisine “thailandaise” : chef d’œuvre en péril ?

La cuisine “thailandaise” : chef d’œuvre en péril ?

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Ce sont deux nouvelles études alarmantes, qui amènent le journal Bangkok Post à demander une réaction des pouvoirs publics. Ces études concernent les denrées vendues sur les marchés thaïlandais, qui contiennent pour beaucoup des substances chimiques en trop grosse quantité.

Le quotidien rappelle en effet que la Thaïlande s’évertue depuis longtemps à donner à sa cuisine une image lui permettant de se revendiquer à juste titre comme cuisine du monde. Tous ces efforts pourraient être réduits à néant si on n’intervient pas rapidement. Il faut redresser la barre, et assainir les pratiques sereinement avant de devoir le faire dans l’urgence. Deux études indépendantes mettent le doigt sur l’emploi immodéré d’additifs ou d’engrais dans l’industrie agroalimentaire du royaume, mais aussi le manque de “réaction” et le laisser faire des autorités.

On retrouve, en trop grande quantité maintenant, des aliments comme des saucisses gorgées de conservateurs chimiques (nitrite de sodium, ou additif E250, en premier lieu) alors que 300 000 tonnes sont consommées chaque année en Thaïlande. Des fruits et légumes, dont certains sont pourtant annotés bio contenant pour plus de la moitié, un niveau de résidus chimiques supérieur au plafond toléré.

Si les dangers sont présents dans l’assiette, ils le sont à tous les niveaux de la chaîne de production. Les agriculteurs thaïlandais sont encore plus  menacés que les consommateurs. Près d’un tiers d’entre eux risquent de développer des troubles médicaux liés à leur exposition à des pesticides ou engrais chimiques. D’après des chiffres officiels, le nombre de paysans souffrant de telles maladies a déjà quadruplé entre 2010 et 2014.

Crédit photo : Allo Thaïlande

 

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