Le public brésilien : enthousiaste, mais un peu trop chauvin

Le public brésilien : enthousiaste, mais un peu trop chauvin

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Les dernières déclarations du perchiste Renaud Lavillenie concernant les sifflés du public, et l’ambiance hostile sont apparu peut-être un peu excessives et empreintes de déception après la perte de son titre au profit du local Thiago Braz Da Silva. Cependant, il apparaît tout de même que le comportement des spectateurs brésiliens, qui n’hésitent pas à encourager leurs préférés, et surtout à siffler leurs adversaires, choque les athlètes dans certaines disciplines, peu habitués à ce type d’attitudes.

Il est vrai, que le public brésilien n’a pas l’habitude des traditions olympiques de fair-play, et par exemple, depuis le début, ils ne respectent pas les temps habituels du silence, pour la concentration des athlètes. Autant l’enthousiasme est indispensable, et agréable pour l’ambiance, autant rapidement, il devient détestable, quand il évolue en comportement antisportif. Les Brésiliens adorent siffler tous les rivaux potentiels de leurs sportifs. On a même assisté à une bagarre dans les gradins d’un match de tennis entre un Brésilien et un Argentin. “Une ambiance de foot”, résumait Renaud Lavillenie. On devrait élargir cette remarque à l’ensemble des sports collectifs, où ce style d’ambiance est plus fréquent.

Concernant, les sports individuels, et parfois plus confidentiel, cela est plus rare, et les athlètes ont moins l’habitude de gérer une ambiance carrément hostile. En athlétisme, la dernière ambiance aussi hostile datait des JO de Moscou en 1980, quand les militaires soviétiques dans les tribunes sifflaient les concurrents étrangers. Plusieurs sportifs ont témoigné de leurs difficultés sous les sifflets brésiliens à Rio. “Je ne me suis jamais senti aussi seul”, a résumé le gymnaste japonais Kenzo Shirai, que la foule n’a pas lâché à chaque erreur dans son passage au sol. Teddy Riner a dû faire appel à son calme et sa maitrise pour passer outre les sifflets qui l’ont accompagné dans son parcours après sa victoire sur le Brésilien Rafael Silva.

Le contraste est d’autant plus saisissant que l’on sort des JO de Londres 2012 ou le public observait  les performances rivales avec un fair-play “so british”.

Crédit photo : Celso Pupo Rodrigues

 

 

 

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