Dans la Silicon Valley, l’autisme peut devenir un atout

Dans la Silicon Valley, l’autisme peut devenir un atout

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MindSpark, basée à Santa Monica en Californie, recrute des autistes comme “analystes” pour tester des logiciels. Comprenons-nous bien, si la start-up ne fait pas simplement cela par esprit social, elle y trouve aussi son compte en profitant des capacités de concentration et le souci du détail particulier de ces personnes, qui sont des atouts dans le secteur informatique.

 Pour favoriser le recrutement, MindSparke a décidé de mettre en place une structure qui permet à des “autistes”, que l’on qualifie, de haut niveau d’utiliser leurs compétences. “C’est tellement important, que les entreprises technologiques créent un environnement qui prenne en considération les aménagements dont les adultes autistes ont besoin“, estime Desiree Kameka, une responsable de la Madison House Autism Foundation. Il faut souvent créer des systèmes de soutien sur les lieux de travail pour les autistes, pour leur permettre de gérer le quotidien. Pour d’autres, il leur faut un encadrement nécessaire à la maison pour s’assurer les taches de base, comme manger, dormir et être à l’heure au bureau.

 En cela, MindSparke n’est pas réellement pionnière, car l’an dernier, Microsoft avait aussi lancé un programme pilote afin de recruter pour des postes à temps plein. Il s’était fait aider par une organisation danoise spécialisée, Specialisterne.

 De son côté, Jan Johnston-Tyler est la mère d’un enfant diagnostiqué Asperger. Elle a fondé d’EvoLibri, une société de conseil qui aide les autistes, mais aussi d’autres personnes “neurodiverses” (atteintes de troubles déficitaires de l’attention par exemple), à trouver du travail, un cursus scolaire ou des services adaptés. D’après elle, une autre étape doit être franchie, afin de leur ouvrir en plus grand les portes de carrières de long terme, au lieu de juste les confiner essentiellement dans petites tâches comme la suppression de bugs dans des programmes. Elle fait remarquer, que dans ce monde de l’informatique, la différence entre un “geek”, particulièrement replié sur lui-même, sans petite amie, et ayant une vie sociale presque inexistante et un “autiste” bien repéré, la différence est mince.

 Elle conclut, “La Silicon Valley s’est construite sur la neurodiversité, c’est ce qui nous a conduit à la situation actuelle“. Or, environ 80 % des autistes restent sans emploi malgré des talents parfois exceptionnels en sciences, en mathématiques ou en technologie.

 

 

Crédit photo : DelDHSS

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