A la découverte de Jean-Frédéric Poisson, le candidat du Parti chrétien-démocrate

A la découverte de Jean-Frédéric Poisson, le candidat du Parti chrétien-démocrate

0
Le premier débat de la primaire de la droite, et du centre a, un peu, mis les projecteurs sur Jean-Frédéric Poisson, le moins connu de tous. Bien que crédité que de 1,5 % des intentions de vote pour le premier tour de la consultation, celui-ci compte pourtant bien, faire entendre ses convictions, et faire partager la vision de son Parti, « le Parti chrétien-démocrate ».
Pour commercer, un petit retour sur l’homme, c’est un docteur en philosophie, malgré un parcours scolaire assez chaotique, car il a été exclu de huit établissements. Élevé par des parents agnostiques, il aime raconter que c’est en classe de terminale, lors d’un cours de philosophie, qu’il connaît une révélation. Il assure avoir été touché par la grâce divine un “samedi 30 janvier 1982 à 9h15”. Il se convertit au catholicisme, et en fera son axe de ses différents engagements, y compris bien sûr en politique.
Le credo, si on peut dire de ce parti, c’est la religion chrétienne. On retrouve dans son bureau à Rambouillet, deux petites icônes de la vierge Marie et de Jésus. C’est sur cette base, que Le Parti chrétien-démocrate milite depuis sa création pour faire inscrire “les racines chrétiennes de la France” dans la Constitution, en précisant rapidement, que selon lui, cela ne discriminerait pas pour autant les croyants d’autres confessions. “Que les Français soient croyants ou pas, chrétiens ou non, agnostiques ou tout ce que vous voulez, ils profitent de la conception, que nous avons héritée de la pensée chrétienne.”
Ce positionnement lui a fait prendre ses distances cet été lors de la polémique sur le burkini en expliquant que, selon lui, “on ne gagne pas une guerre en demandant à son ennemi de changer de maillot de bain, ça me paraît parfaitement disproportionné”. Il est à noter sur le fond, l’emploi du mot “ennemi” et “guerre”, ce qui demande des précisions pour savoir précisément “qui” est selon lui l’ennemi.
Jean-Frédéric Poisson estime, que la droite devrait dialoguer avec le Front national, et avoue accorder à Marion Maréchal Le Pen “une sympathie humaine et politique”.
En bon partisan catholique de ligne dure, il est pour le retrait de la loi Taubira instaurant le mariage entre les couples de même sexe. Il l’assure, s’il accède au pouvoir, il abrogera ce texte “purement et simplement”.
Ce premier débat, a mis en évidence des positions contrastées par rapport aux autres candidats, parfois plus à gauche qu’eux sur certains sujets, comme la laïcité, et les 35 heures, ce qui a renforcé le contraste, avec un débat naturellement très libéral.
A noter, un moment de solitude au cours de ce premier débat, il n’a pas eu besoin de se justifier pendant le passage sur les multiples affaires judiciaires.

Crédit photo : UMP Photos

PAS ENCORE DE COMMENTAIRE.

Commentez