Primaire : la lourde défaite de Nicolas Sarkozy, est aussi celle de ces lieutenants

Primaire : la lourde défaite de Nicolas Sarkozy, est aussi celle de ces lieutenants

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La défaite est rude pour Nicolas Sarkozy, mais elle l’est tout aussi pour ses lieutenants qui sont entraînés dans sa chute. On peut imaginer que certains auront beaucoup de mal à s’en relever, que ce soit pour ceux qui ont toujours été derrière l’ancien Président de l’Etat, ou pire pour ceux qui ont rallié sa cause depuis peu.
Parmi les “anciens”, moins de regrets, la roue tourne, ils ont toujours soutenu leur champion dans la victoire et maintenant dans la défaite. Il s’agit notamment de Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Rachida Dati, Laurent Wauquiez ou encore Marc-Philippe Daubresse. Ils pourront se consoler en se disant qu’ils ont eu leur temps, car ils savent que la future campagne présidentielle est finie pour eux, ils vont jouer les seconds rôles dans le meilleur des cas.
Ce sera certainement plus difficile à avaler pour ceux qui sont revenus dans le clan Sarkozy pour les primaires. A ce jeu-là, on peut citer, le pourtant très modéré François Baroin, dont on peut dire avec Molière “mais que diable allait-il faire dans cette galère ?”. Le sénateur de l’Aube a dû défendre des positions certainement plus “droitières” qu’il aurait voulues en espérant décrocher un billet pour Matignon. C’est raté aussi pour Gérald Darmanin qui s’imaginait déjà dans le prochain gouvernement.
Et puis, il y a ceux qui n’ont vraiment pas eu le nez creux comme on dit, c’est-à-dire, ceux qui ont été proches de François Fillon, mais ont finalement décidé de soutenir Nicolas Sarkozy. Il s’agit d’Éric Ciotti, Pierre Lellouche et Philippe Goujon. En 2012, Éric Ciotti a été directeur de campagne de François Fillon pour l’élection pour la présidence de l’UMP, il a changé de camp en juillet. Même constat pour le député Pierre Lellouche, qui a parrainé François Fillon avant de rallier Nicolas Sarkozy. Pour sa part, Philippe Goujon apparaissait aussi un fidèle de François Fillon, même s’il avait déjà soutenu l’ancien chef de l’État lors de la campagne pour la présidence de l’UMP en novembre 2014.

Crédit photo :  Marine Brenier

 

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