Hôpital : la fin des blouses “fesses à l’air”

Hôpital : la fin des blouses “fesses à l’air”

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Nous sommes nombreux, à avoir eu un jour l’obligation de mettre cette horrible blouse d’hôpital. Vous savez, celle qui s’ouvre par-derrière et qui laisse voir les fesses quand on veut se promener dans les couloirs, la grande classe quoi ! Eh bien bonne nouvelle, c’est fini pour tous les hôpitaux de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui seront équipés d’ici fin 2016, de nouvelles blouses qui cacheront les fesses des patients.
Il était temps, l’ancien modèle datait des années 50. Donc, l’utilisation de nouvelles blouses se généralise au fur et à mesure, car elles sont déjà portées dans des hôpitaux de province comme à Lyon, Marseille ou au CHU de Nîmes. Dans ces établissements, elles s’ouvrent sur le côté. « L’ancien modèle, en circulation depuis les années 1950, était commode pour pratiquer les soins, mais il avait un côté attentatoire à la dignité. Certains usagers nous disaient légitimement qu’ils trouvaient choquant d’avoir une blouse s’ouvrant dans le dos » explique Anne-Claude Le Voyer, de la Direction des patients, usagers et associations (DPUA) à l’AP-HP.
C’est pour cela, que des dispositions ont été prises et notamment après la diffusion d’une pétition sur internet, demandant le retrait de la blouse dite « fesses à l’air ». Cette pétition lancée en 2012 a eu un beau succès sur le net, et a amené Marisol Touraine à se déterminer. A l’époque, on lorgnait en direction du Canada et de la Grande-Bretagne, où les hôpitaux utilisaient des solutions alternatives. Nœuds sur le côté ou superposition de blouses à l’endroit puis à l’envers, toutes les solutions sont proposées.
En France, la blouse à l’ancienne a fait de la résistance, car c’est vrai que c’est pratique. Quand il faut changer rapidement le patient ou placer un bassin, les blouses ouvertes dans le dos permettent de s’occuper de la personne sans la dévêtir.
Concernant l’AP-HP, le dessin de la nouvelle blouse a nécessité quelques réunions pour mettre en place un cahier des charges. « Le tissu est plus épais pour éviter la transparence, le col a un bouton-pression afin que le médecin puisse passer le stéthoscope sans que les patients se penchent », explique Cédric Martin, directeur de la production dans l’immense blanchisserie de l’AP-HP.
Enfin, de là à dire que ça va être un plaisir d’aller à l’hôpital pour enfiler la blouse…

Crédit photo : Jean Ganneray

 

 

 

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