La Russie recherche des hackers pour des missions d’état

La Russie recherche des hackers pour des missions d’état

0
Entre les États-Unis et la Russie, ce n’est pas le grand amour actuellement, les premiers et en premier lieu l’administration d’Obama sont convaincus que le second a lâché ses hackers pour attaquer le camp démocrate pendant l’élection présidentielle, menant à la défaite d’Hillary Clinton. Bien sûr, la Russie nie toute implication. Cependant, une chose est sure, la Russie embauche à tour de bras les meilleurs hackers pour être en pointe dans la cyberguerre.
Cela fait maintenant trois ans que le Kremlin, fait paraître des offres d’emploi de hackers qui pullulent en Russie. Les autorités ont commencé à chercher de nouveaux talents, du jeune étudiant au développeur confirmé. Ces offres d’emploi, ciblent principalement les jeunes. Les postulants pourront profiter de nombreux avantages comme un logement tout confort ou une exemption du service militaire classique. Les postes proposés sont construits autour d’une alternance entre des entreprises en contrat avec l’armée, et dans les bases militaires du pays.
Suivant l’adage, “la fin justifie les moyens”, la Russie recrute aussi en prison. Les hackers n’ont pas toujours le sens moral aussi développé que le talent pour l’informatique, et donc, on les retrouve au sein de la cybermafia, où ils ont eu maille à partir avec les autorités. Le gouvernement leur offre une remise de peine en échange d’un enrôlement.
Les Russes ont la bosse des maths et le pays est un vivier de talents numériques. « Les autorités cherchent à la fois des recrues capables de concevoir des armes numériques, ce qui nécessite des aptitudes poussées, et des opérationnels chargés d’utiliser ces armes », fait remarquer l’expert cyberdéfense chez Wavestorm Gérôme Billois.
La Russie n’est évidemment pas le seul pays à se doter de “bataillons” pour assurer sa cyberdéfense. Cependant, la mise en avant médiatique de cette force n’est certainement pas le fait du hasard, et il apparaît que nous ayons dépassé le cadre purement défensif, pour aborder celui de la dissuasion et de l’intimidation. Nous sortons du cadre de la cyberdéfense pour entrer dans la cyberattaque.
“Côté obscur de la force” de retour, n’est-il pas ?

Crédit photo : Lavoixdela Russie

 

 

PAS ENCORE DE COMMENTAIRE.

Commentez