Donald Trump relance le projet de l’oléoduc de Standing Rock

Donald Trump relance le projet de l’oléoduc de Standing Rock

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Donald Trump, le fameux candidat “antisystème” pour certains, pourrait s’avérer plutôt le président “plus dans le système”. En témoigne, sa décision de signer des décrets, permettant la construction controversée d’un oléoduc porté par la compagnie Energy Transfer Partners dans le Dakota du Nord, ainsi que celui, très symbolique, de Keystone XL.
En cela, il fait ce que visiblement, il sait faire le mieux, c’est-à-dire le contraire de son prédécesseur. En effet, L’ancien président des États-Unis, Barack Obama s’était opposé au projet fin 2015, sept ans après la première demande de permis de construire. A ce sujet, il avait déclaré « transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des États-Unis ». Ce geste avait aussi été un symbole fort, trois semaines avant la conférence de Paris sur le climat (COP 21).
Le projet consiste en un oléoduc long de 1 900 kilomètres, dont 1 400 aux Etats-Unis, baptisé, projet Keystone XL. Il vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (ouest) jusqu’au Nebraska (centre des États-Unis) d’où il pourrait rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique.
“Aujourd’hui, le président Trump a ignoré les voix de millions d’Américains et donné la priorité aux profits à court terme de l’industrie des énergies fossiles plutôt qu’à l’avenir de notre planète”, a déploré le sénateur démocrate Bernie Sanders. Pour l’organisation Friends of the Earth, le président républicain a clairement signifié son allégeance aux groupes pétroliers et aux banques de Wall Street au détriment de la santé publique et de l’environnement.
Parmi les opposants, on retrouve aussi la tribu sioux de Standing Rock, car le projet, l’oléoduc Dakota Access Pipeline (DAPL) passerait sur des sites sacrés où sont enterrés leurs ancêtres, et plus concrètement, ce projet serait une menace pour leurs sources d’eau potable.
Avec cette décision, Donald Trump montre clairement que les considérations écologiques sont pour les États-Unis, définitivement à mettre de côté. De plus, Il a promis aux dirigeants des grands groupes automobiles américains, d’assouplir les réglementations dans de nombreux domaines, afin de rendre le processus d’autorisation plus rapide et moins sujet à des considérations, y compris du type environnemental.
« L’histoire se souviendra de mon administration comme ayant été « la plus sympathique aux besoins du monde des affaires », a affirmé le milliardaire.
Dans son discours d’investiture le nouveau président promis d’articuler sa politique autour d’un seul axe, “l’Amérique d’abord”, il a oublié de rajouter “son environnement, et le futur de la planète après, éventuellement, quand cela rapportera de l’argent”.

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Crédit photo : UNLV Free Press

 

 

 

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