La SNCF va développer son modèle low-cost de TGV

La SNCF va développer son modèle low-cost de TGV

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La SNCF, sait que pour elle, la concurrence va fortement s’intensifier dans les prochaines années. Elle doit revoir sa politique tarifaire à la baisse pour les lignes TGV. C’est pour cela qu’elle va intensifier ses lignes de TGV low-cost Ouigo, dont le nombre de rames va tripler d’ici 2020. Cette augmentation va même inclure des départs de gares parisiennes.
C’est un challenge difficile pour la SNCF, qui doit dans un même temps, d’un côté gérer le prix important des péages ferroviaires payés pour l’utilisation et l’entretien du réseau, et de l’autre, rester compétitif face à une concurrence diverse et variée des autres modes de transport, comme la voiture particulière, l’avion, le covoiturage, le bus et bien sûr d’autres acteurs ferroviaires.
Ce numéro de funambule, la SNCF imagine le réaliser en prenant des parts de marché tout en améliorant fortement les marges du TGV afin d’être capable de financer les investissements. C’est dans ce contexte, qu’un plan a été prévu afin de tripler l’offre de rames Ouigo en passant de 12 rames aujourd’hui à 35 en 2020. Ouigo devrait représenter alors, selon les plans de la direction, 17 % de l’offre TGV et transporter 25 % des passagers, soit plus de 25 millions de voyageurs, contre 5,1 millions aujourd’hui.
Autre grosse nouveauté, la SNCF va positionner Ouigo au départ ou à destination des gares parisiennes en complément des gares en périphérie comme celle de Marne-la-Vallée. Cette offre va venir directement concurrencer l’offre de TGV classique. A ce sujet, Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF assume “oui, bien sûr, une partie des clients TGV passera sur Ouigo, mais nous préférons ça plutôt que voir nos passagers aller chez un concurrent”.
Un gros effort va être mis en place, pour adapter son mode de production afin de baisser davantage les coûts de Ouigo, et appliquer certaines de ces mesures au TGV, pour également en diminuer les coûts. L’objectif est de gagner au moins 5 points de marge, et être capable de financer les investissements, en quasi-totalité des trains.
La baisse des prix quant à elle, s’impose face à un marché fragilisé par l’impact des attentats et le développement de la concurrence. Les premières mesures, comme l’offre TGV MAX pour les jeunes semblent avoir eu des impacts intéressants, car après plusieurs années de baisse, le trafic TGV est reparti à la hausse sur le réseau intérieur en 2016. La SNCF va par ailleurs présenter prochainement une offre pour les familles et les voyageurs d’affaires.

Crédit photo :  Jeroen Water

 

 

 

 

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