Nuisible : le terrible retour de la “punaise de lit”

Nuisible : le terrible retour de la “punaise de lit”

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La Journée mondiale de prévention des nuisibles, a mis en évidence un phénomène inquiétant. En deux ans, les interventions des professionnels destinés à débarrasser les foyers des punaises de lit ont été multipliées par deux. Le problème réside surtout que pour les éradiquer, il faut sortir les grands moyens et traiter en même temps l’ensemble des zones infestées.

Rappelons, que ces insectes se nourrissent quasi exclusivement de sang humain, et aiment particulièrement les lits ou les canapés. On a recensé en France plus de 200 000 sites infestés. Le nombre de foyers, où pullule l’insecte aurait récemment connu une forte augmentation et le nombre d’interventions a été multiplié par deux. La RIVP, le deuxième plus gros bailleur social de la ville de Paris, estime que 20 % de leur millier d’immeubles parisiens sont touchés. C’est donc le retour d’un nuisible, qu’on pensait disparu depuis les années 1950.

D’après le vétérinaire Jean-Michel Michaux, cité par Le Parisien, on paye l’arrêt d’utilisation de certains produits pour des raisons environnementales et le style de vie des résidents des grandes villes. Ceux-ci vivent dans des habitats concentrés, et voyagent de plus en plus. Ils transportent dans leurs valises, les minuscules punaises, qu’ils ramènent dans les hôtels, les Airbnb, les trains, les métros…

Cependant, attention ces bestioles, aussi appelées puces de lit, ne sont pas associées à un problème d’hygiène. Elles peuvent proliférer autant dans un magnifique et luxueux hôtel, que dans une modeste chambre de bonne. Le premier signe d’infestation, estiment les experts, c’est de se réveiller avec des piqûres sur le corps.

Quand on sait qu’une femelle peut subsister pendant une année entière sans se nourrir, et que certaines souches sont résistantes aux traitements, on comprend que les insecticides classiques, achetés en grandes surfaces sont inefficaces. Les personnes ou les établissements victimes de ces bestioles doivent, pour s’en débarrasser passer par deux traitements à quinze jours d’intervalle, qui représente presque l’équivalent d’un déménagement. Le traitement est pratiqué par un professionnel assermenté 3D, à base de produits ciblés. Son coût est de 250 euros à 300 euros pour 60 m² dans Paris.

Crédit photo : Gilles San Martin


 

 

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