A la recherche des bactéries, et des virus dans le métro

A la recherche des bactéries, et des virus dans le métro

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Un article du site “The conversation”, révèle qu’actuellement des équipes de chercheurs parcourent les métros du monde pour collecter les bactéries et autres micro-organismes. Ils inspectent tout, les sièges, les barres, les tourniquets ou les distributeurs de tickets afin de collecter des empreintes génétiques de microbes du métro, et ceci dans le cadre d’une étude scientifique internationale. Les résultats sont attendus pour 2018.

Ce projet est intitulé, MetaSUB (Metagenomics and Metadesign of the Subways and Urban Biomes). Il est coordonné par le Pr Christopher Mason du Weill Cornell Medical College de New York. Il s’agit d’une recherche scientifique importante, qui regroupe un consortium international de 61 villes dans le monde, de Londres à Sao Paulo en passant par Brisbane, New-York ou Marseille. L’investigation commence maintenant en milieu urbain.

Ses recherches s’appuient sur des experts internationaux provenant de différentes disciplines (écologues, bio-informaticiens, microbiologistes…), que MetaSUB coordonne pour avoir une meilleure connaissance des micro-organismes se trouvant dans ces milieux souterrains où transitent chaque année des centaines de milliers de personnes. Il s’agit de réaliser un inventaire, un catalogue de la biodiversité génétique des micro-organismes méconnus que nous côtoyons pourtant tous les jours.

Une meilleure connaissance pourra permettre par exemple, une meilleure compréhension des mécanismes de résistance aux antibiotiques ou à la découverte de nouvelles molécules et processus biologiques d’intérêt pour la santé, l’agriculture ou l’environnement.

Il s’agit d’un travail minutieux, et de longue haleine, car chaque échantillon est identifié avec un code individuel, et toutes les données s’y rapportant (surface, température, humidité, coordonnées GPS, affluence, etc.), sont rentrées en temps réel, en utilisant une application sur smartphone. De retour au laboratoire, les échantillons sont envoyés à un centre référent (situé à Stockholm pour l’Europe), pour y être traités de manière standardisée.

Avant la mise en place du projet MetaSUB, des études préliminaires avaient été réalisées à New-York et Boston. Les résultats ont montré, que ces systèmes confinés présentaient une incroyable diversité microbienne. Des surprises comme des traces ADN de bactéries aquatiques ont été détectées sur les murs de la station South Ferry du métro de New-York, qui avait été entièrement submergée par les eaux lors de l’ouragan Sandy en 2012.

Pour débuter, le consortium a bénéficié financièrement du soutien de la fondation Bill et Mélinda Gates et de partenaires privés. Ils espèrent, que les premiers résultats permettront d’obtenir d’autres sources de la part d’instances nationales et européennes, pour continuer ses recherches à plus long terme.

En attendant, si à Marseille ou ailleurs, vous apercevez des personnes armées de gants, tubes et cotons-tiges, semblant désinfecter un siège en plastique, pas la peine de paniquer tout de suite.

Crédit photo : Naveen Srivatsav

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