Déficit de la Sécu : un nouveau plan, le réduire, comme d’habitude

Déficit de la Sécu : un nouveau plan, le réduire, comme d’habitude

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Quand il est question de budget de la Sécu, les termes employés deviennent plus durs et lorsque les députés étudient les 57 articles du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), on dit que l’Assemblée nationale “s’attaque” au budget de la Sécu 2018. L’objectif du gouvernement, comme celui des précédents gouvernements, est de réduire le déficit, mais sans trop écorner sa popularité. Tâche difficile, surtout que le gouvernement veut atteindre 2,2 milliards d’euros de réduction l’année prochaine, ce serait un niveau inédit depuis dix-sept ans.

Pour arriver à ce résultat, la ministre de la Santé va orienter son action essentiellement sur cinq axes. Le premier de manière assez classique, va aller trouver de l’argent en taxant un peu plus le tabac. En effet, le coût du paquet de cigarettes va progressivement atteindre 10 euros d’ici à la fin 2020. Au niveau des taxes, le gouvernement va aussi augmenter la taxe des sodas suivant leur teneur en sucre. Selon la taxe soda, les boissons ne seront plus taxées en dessous de 5 g de sucres pour 100 ml. Elles seront taxées au même niveau qu’aujourd’hui à partir de 5 g, deux fois plus qu’aujourd’hui au-dessus de 8 g et trois fois plus au-dessus de 10 g.

On n’oublie pas non plus, l’augmentation de 2 euros du forfait journalier hospitalier, le séjour à l’hôpital passera ainsi de 18 à 20 euros en chirurgie et en médecine, et de 13,50 à 15 euros en psychiatrie. Au passage, La Mutualité française, qui représente les mutuelles, a déjà prévenu qu’une telle hausse pourrait aussi entraîner une augmentation des cotisations pour leurs assurés.

Voilà pour le côté augmentation des recettes, et on va attaquer les choses qui fâchent vraiment avec la réduction des dépenses. Agnès Buzyn, veut réduire le temps passé par les malades à l’hôpital en favorisant la chirurgie ambulatoire. L’objectif, est qu’en 2022 sept patients sur dix qui rentrent le matin sortent le soir, contre cinq aujourd’hui. Nous sommes toujours dans la fameuse chasse, pas évidente pour toute la profession “des lits qui servent à rien”.

Il est aussi prévu, des coups de rabot sur les aides pour faire garder les jeunes enfants. Il est prévu des baisses de l’allocation de base et surtout, certaines familles n’en bénéficieront plus, car leurs revenus dépasseront un nouveau seuil revu à la hausse. Le nombre de bénéficiaires de la prime à la naissance devrait aussi diminuer.

Rappelons tout de même, que le fameux “trou de la Sécu” est aussi vieux qu’elle. Il s’est creusé plus ou moins avec l’évolution de la médecine et des conditions sanitaires, mais aussi suivant les difficultés économiques générales du pays. Il a certainement grossi au fil des abus survenus à différents niveaux, et une gestion rigoureuse s’impose surtout face à des pressions lobbyistes très puissantes. Cependant, il a été aussi plus ou moins été admis par tous, surtout si on y voit pas seulement des dépenses, mais aussi une preuve concrète de la solidarité nationale, saluer par de nombreux autres pays, pour améliorer les conditions de vie de tous les Français.

Crédit photo : 25ruemaridor

 

 

 

 

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