ArianeGroup, lance la production de la première Ariane 6

ArianeGroup, lance la production de la première Ariane 6

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Avant d’entamer son parcours dans l’espace, il est un autre parcours tout aussi périlleux pour un lanceur de satellites, celui de sa réalisation. A ce sujet, le projet Ariane 6, vient de réussir un “décollage”, car ArianeGroup, l’Agence spatiale européenne (ESA), le CNES ainsi que des experts indépendants, ont pris la décision d’engager la production de la première Ariane 6 (version 62), qui doit être lancée en juillet 2020.

C’est la revue d’industrialisation baptisée “Maturity Gate 6.2” qui a confirmé cette décision. Le PDG d’ArianeGroup, Alain Charmeau, en a profité pour expliquer que, « commencer la production du premier lanceur à peine trois ans après la décision des États membres de l’ESA de démarrer le programme Ariane 6, en décembre 2014, constitue une étape majeure“.

Ariane 6, n’est pas à proprement parler un projet révolutionnaire, la fusée représente plus une copie ou presque d’Ariane 5. Le projet s’oriente plutôt, sur la promotion d’un lanceur au développement low-cost, et il est censé répondre à partir de 2020 à la concurrence. Il va trouver en face de lui, le Falcon 9 fabriqué par SpaceX, la société de lancement du milliardaire Elon Musk.

Pour se placer sur une bonne orbite de commercialisation, Ariane 6 sera dotée de deux propulseurs, la version Ariane 62, avec une capacité d’emport de 5 tonnes, sera destinée aux clients institutionnels. Une version avec quatre propulseurs, Ariane 64, aura pour sa part, une capacité d’emport de 10,5 tonnes et ciblera le marché des satellites commerciaux.

Cependant, ce n’est pas tout, car l’ESA prépare aussi la mise en exploitation du lanceur, et pour cela toutes les conditions associées à la commercialisation et la production en série des lanceurs Ariane 6 vont être passées en revue dans le détail pour une conclusion en 2018. Ce lanceur, sera 40 %, moins cher à produire qu’Ariane 5. La transition entre les deux lanceurs s’étalera de 2020 à 2023.

Alain Charmeau, le PDG d’ArianeGroup peut légitimement s’appuyer sur une commande institutionnelle groupée, via un accord signé avec la Commission européenne, l’ESA, Eumetsat et différentes agences spatiales nationales (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Suisse et Grande-Bretagne). Une telle commande, pourrait profiter aux Etats, qui bénéficieraient d’un prix de groupe, et permettrait d’assurer à Ariane 6 son envol.

Crédit photo : Teknoformat Teknoloji Haberleri

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