Marion Maréchal, ou la variation d’identité chez les Le Pen et en politique

Marion Maréchal, ou la variation d’identité chez les Le Pen et en politique

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Il faut donc maintenant l’appeler, Marion Maréchal. Elle a expliqué qu’elle ne souhaite plus être appelée Le Pen, car cela reste un patronyme politique. Désireuse de commencer une activité “dans la vie civile”, elle ne fait finalement que reprendre sa réelle identité. Cette variation d’identité, n’est pas un fait nouveau chez les Le Pen, et plus généralement en politique non plus.

Tout d’abord, il faut savoir que cette pratique est pleinement autorisée. Cela a été confirmé par le Conseil constitutionnel en 2012, qui précise “aucune disposition légale ou réglementaire applicable à l’élection du Président de la République, n’interdit le recours au nom d’usage d’un candidat, si celui-ci est attesté et non-susceptible d’introduire une confusion dans l’esprit des électeurs, dès lors que les règles relatives à la présentation des candidatures sont respectées“. Chacun de nous peut donc se présenter sous un nom d’emprunt.

Concernant Marion Maréchal, elle retrouve donc le patronyme qu’elle a eu lorsque le compagnon de sa mère, Samuel Maréchal, l’avait reconnue à ce moment-là, alors qu’il n’est pas son père biologique. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen explique dans un entretien au site Boulevard Voltaire, fondé par Robert Ménard, l’adossement du nom de ma mère, Le Pen, avait clairement un objectif en 2012, laver l’honneur de ce nom à Carpentras, vingt ans après la terrible affaire qui l’avait souillé” et elle conclue, “je pense avoir mené cette mission avec succès par mon élection. Je n’ai plus de raison de garder, aujourd’hui, mon nom “politique”.

A propos de son grand-père, on pourrait remarquer que lui aussi joue avec l’Etat-Civil, car il ne se prénomme pas réellement ainsi. Il est né Jean, Louis, Marie Le Pen le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Jean est le prénom de son père, Louis vient de son oncle et Marie, c’est pour rendre hommage à la vierge (sa mère s’appelait aussi Anne-Marie). Ce sont ses débuts en politique en 1955, qui l’amène à changer son prénom. La petite histoire raconte, que c’est sa femme de l’époque, qui aurait conseillé cette modification pour capter l’électorat catholique.

Plus étonnant, le cas de Marine Le Pen, dont les prénoms à l’état-civil sont en réalité Marion, Anne, Perrine. Pierrette le Pen, la mère de Marine explique dans son livre, “je m’étais un peu précipitée au moment où nous avions choisi, et finalement, j’ai préféré Marine en raison de ses yeux bleus”. Marine est donc le surnom de Marion Le Pen, mais pas son vrai nom.

Les puristes feront remarquer, que Marion est une version ancienne de Marie, d’ailleurs les deux prénoms sont fêtés le 15 août. De ce fait, les trois générations ont le même prénom dans leur patronyme.

Si cela semble une spécialité chez les Le Pen, c’est peut-être tout simplement parce que l’activité de la famille gravite autour de la politique, malgré qu’ils passent leur temps à la critiquer.

En effet, on peut noter chez les politiques et les candidats à la présidentielle, le recours à ce que l’on appelle le nom de convenance. Ainsi, nous avons par exemple Dominique Galouzeau de Villepin, Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon ou Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca, Marie-Ségolène Royal, Hervé Marie-Joseph de Charette de La Contrie, et bien d’autres.

Crédit photo : Yoshi-2000

 

 

 

 

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