Mondial de football : maintenant, attention au “blues” pour les bleus

Mondial de football : maintenant, attention au “blues” pour les bleus

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Il va falloir faire place à la digestion et elle sera longue, car le morceau est très gros. Une fois les vacances passées, le retour à la compétition, à l’entraînement sera très délicat, tant sur le plan physique que mental. Certains joueurs de l’équipe de France n’y couperont pas et vivront inévitablement des moments compliqués au cours des mois à venir.

Durant deux mois intenses, ils ont quasiment pensé à rien d’autre, que décrocher le titre suprême. La sensation de vide va donc être immense avec ce terrible sentiment. Néanmoins, l’heure du retour aux affaires courantes va vite revenir et du côté de leurs clubs respectifs, il va falloir justifier leur nouveau statut de champion du monde.

Tout d’abord, il y a l’aspect physique, car pour les joueurs qui ont participé au dernier carré du Mondial, l’exercice 2017-2018 aura été long, très long. De ce côté-là, la frustration et l’envie de montrer sa valeur, peuvent permettre aux vaincus, de repartir plus décidé que jamais en se fixant de nouveaux objectifs. Par contre, la plénitude des vainqueurs peut rapidement se transformer en une coupable décontraction. Il devient alors difficile de retrouver la volonté de se faire mal à l’entraînement, indispensable pour le sport de haute compétition.

Ensuite, l’histoire a prouvé qu’il est particulièrement difficile pour un joueur d’enchaîner par une superbe saison au sortir d’un triomphe mondial. A l’échelle hexagonale, après la première étoile glanée en 1998, pour certains ce fut particulièrement redoutable. Ce “relâchement” est inévitable pour tous ceux, qui à un moment donné ont atteint un très haut niveau et une sorte de consécration dans n’importe quel domaine que ce soit. Il devient, difficile de retrouver un minimum de concentration et de motivation, et c’est d’autant plus préjudiciable, qu’en règle générale, dans le même temps, on attend souvent encore plus de vous.

Pour tout footballeur, la Coupe du monde est presque un aboutissement, le summum, et il faut afficher de réelles qualités mentales pour trouver immédiatement une motivation pour aller batailler en championnat ou contre des adversaires de moindre valeur en Coupe d’Europe. A titre d’exemple, le jeune Thierry Henry de l’époque avait éprouvé des difficultés à confirmer, cela lui avait même valu de se retrouver un temps chez les espoirs.

Didier Deschamps, a certainement fait une sorte de “service après-mondial”, qu’il connaît bien en prévenant ses troupes que le retour sur terre serait peut-être un peu chaotique et le revers de la médaille serait inéluctable.

Crédit photo : William Morice

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