Ligue des champions : le fossé se creuse entre petites et grandes nations

Ligue des champions : le fossé se creuse entre petites et grandes nations

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Le Mondial est terminé et nous sommes encore sous le charme de ce que l’on appelle pudiquement, les « petites nations du football » celles pour qui le cœur bat secrètement en espérant la surprise. Nous n’avons pas été déçus, car de nombreuses grosses équipes sont tombées rapidement. Cette joyeuse incertitude du sport par contre ne plaît pas à la Ligue des champions. Sponsors et télévisions, obligent, un règlement fait de plus en plus la part belle aux clubs issus des quatre grands championnats.

Du coup, quelques jours à peine après la fin du mondial, de nombreux clubs dont certains ont un nom empreint d’une belle histoire, bataillent pour ce faire une place au soleil de la compétition reine. On retrouve dans ces batailles obscures de l’été, l’Etoile rouge de Belgrade, championne d’Europe en 1991, le prestigieux Celtic de Glasgow, ou l’Ajax d’Amsterdam une autre légende du football, dont le palmarès serait trop long à énumérer.

Ces clubs ont la malchance de ne pas appartenir à un championnat ronflant et de ne pas faire partie des clubs des pays les plus puissants sur la scène européenne.

A la base, la première formule de la Ligue des champions, née en 1992, mettait sur la même ligne de départ, tous les champions des pays membres de l’UEFA et uniquement ceux-ci. Autant d’égalitarisme, c’était trop pour une Europe qui se construit surtout financièrement. En 1999, trois représentants Espagnols, deux Italiens, deux Allemands et deux Anglais s’alignaient en phase de poules. Depuis, la tendance n’a fait que s’accentuer. Sous la pression des grands clubs, regroupés de 2000 à 2008 au sein d’une organisation nommée G14, l’UEFA n’a eu de cesse d’avantager les poids lourds au détriment des équipes des petites nations.

On arrive en février 2018, l’UEFA annonçait un nouveau format de sa compétition-phare. Désormais, les quatre premiers des championnats des quatre meilleures nations au coefficient UEFA (Espagne, Allemagne, Angleterre et Italie) sont automatiquement qualifiés pour la phase de poules. Nous rajoutons 26 équipes directement qualifiées pour la phase de poules, contre 22 auparavant. Il ne reste plus que six places pour les très intéressantes et surtout lucratives phases de poules, au lieu de dix l’an passé.

Les « petites » nations, devront s’en contenter et attendre la Coupe du monde pour montrer qu’elles savent aussi jouer au football.

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