ONUSIDA : le rapport 2018 fait débat

ONUSIDA : le rapport 2018 fait débat

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Tel un spectre attendant le meilleur moment pour s’étendre, le SIDA est là, et plus que jamais présent. Comme chaque année, l’ONUSIDA a présenté son rapport, concernant le virus VIH/sida. Il s’agit dans ce rapport, de faire le point sur la pandémie elle-même, sur les recherches et sur les financements, qui de plus en plus baissent.

Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA, spécialiste de santé mondiale, nous rappelle tous les succès de ces dernières années concernant les recherches faites par tous les scientifiques du monde. Or, selon lui, actuellement, « nous nous endormons sur nos lauriers et nous faisons face à une crise de la prévention ». Les services de prévention sont en crise. Les financements se réduisent et une certaine indifférence à la lutte contre le sida s’installe.

D’après le rapport, il y aurait environ 44 pays qui dépendraient à 75 % de l’aide internationale. Malheureusement, toujours d’après le rapport, la prévention contre le sida se sclérose. A croire, que les services de prévention baissent les bras, car le nerf de la guerre est avant tout le financement et les financements commencent à ressembler à une rivière qui se tarie. En effet, d’après Michel Sidibé, « il manque 7 milliards de dollars par an, pour nous permettre de maintenir nos résultats ». 

A ce jour, 21,7 millions de personnes sur 36,9 millions au total, ont accès à des traitements antirétroviraux, soit près de trois séropositifs sur cinq dans le monde. Il s’agit là, d’un résultat jamais atteint. Le rapport dénonce également, une insuffisance dans la lutte contre le sida chez les enfants, car 50 % n’ont pas accès aux traitements. « Même si on a évité 1,4 million de nouvelles infections chez les enfants depuis 2010, on constate malheureusement que nous n’avons pas fait suffisamment de progrès » déplore Michel SidibéEn effet, l’année dernière, il y a eu 110 000 décès et 180 000 nouvelles infections.

Ce qui est certain actuellement, c’est que pour éviter un rebond de cette épidémie, il va falloir que les gouvernements et la communauté internationale, viennent en aide financièrement aux services de prévention, afin que toutes les personnes atteintes par le virus soient traitées efficacement.

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