L’Eglise catholique chilienne devant les tribunaux

L’Eglise catholique chilienne devant les tribunaux

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Les faits sont devenus particulièrement lourds et c’est donc pour cela que les évêques chiliens se sont réunis en assemblée extraordinaire. Il ne s’agit plus simplement de faire le point sur les scandales d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique du pays, il faut maintenant “réfléchir en profondeur” aux raisons du scandale d’abus sexuels. C’est une étape douloureuse, mais nécessaire pour “surmonter” la crise qui éloigne peu à peu de nombreux fidèles.

Il faut dire, que le parquet général a déjà recensé 266 victimes, dont 178 étaient mineures, et ce n’est certainement pas tout. Les faits concernent 158 personnes dont des évêques, prêtres ou laïcs liés à l’Eglise catholique. Ils sont ou ont été visés par une enquête pour abus sexuels sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960.

Décidément, d’une manière ou d’une autre, se voiler la face, demeure une problématique pour toute religion. De son côté, l’Eglise catholique a décidé de lever le voile sur ces agissements coupables et Monseigneur Fernando Ramos, a déclaré “nous voulons réfléchir en profondeur aux problèmes qui affectent l’Eglise, en particulier la crise récente, les causes, les racines et examiner comment la surmonter“.

Cela a commencé par la présentation de la démission de l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise chilienne au pape François dans le cadre de ce scandale de pédophilie et d’omerta. Le pape François, a jusqu’ici accepté la démission de cinq évêques chiliens.

Du côté des autorités judiciaires, selon Fernando Ramos, l’église veut également “une meilleure collaboration avec les procureurs” qui enquêtent sur les abus sexuels et les dissimulations de la hiérarchie de l’Eglise. Il déclare, “nous voulons parvenir à un accord avec le parquet pour pouvoir transmettre les informations pertinentes », il se déclare aussi soucieux de “protéger les mineurs et de poursuivre ceux qui commettent des délits contre eux“.

La justice a déjà procédé à des convocations. L’archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati, a été convoqué par le procureur régional de Rancagua (centre) afin de répondre, le 21 août, aux accusations de dissimulation des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien.

Crédit photo : Lutin Capuche

 

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